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Même si c'était il y a quelques semaines, on ne peut faire l'impasse sur la tournée de Ségolène Royal au Proche-Orient : Liban, Israël, Palestine, quel parcours ! Si on peut saluer l'initiative, tout à fait cohérente concernant une prétendante à la présidence de la République, on ne saura cependant que se désoler de la "manière". Madame Royal, la recherche d'équilibre dans ses positions par rapport à des problèmes aussi compliqués que ceux-ci est louable. De là à dire tout et son contraire, plaindre les palestiniens et appuyer la construction du mur de séparation, écouter avec attention la diatribe antisémite, anti-américaine d'un député du Hezbollah et dénoncer l'attitude déstabilisatrice de la Syrie sur le Liban, bref, de là à être d'accord avec tout le monde, il ne faut tout de même pas exagérer. Suis-je le seul à avoir eu l'étrange impression que Ségolène Royal n'était pas tout à fait au point, concernant les relations internationales ? Certains, ils se reconnaîtrons, défendent vaille que vaille l'attitude adoptée par la candidate socialiste lors de son périple. Problèmes de traduction par çi, volonté de ne froisser personne par là... Pourtant, ce serait faire preuve de mauvaise foi que de ne pas admettre une évidence : malgré les commentaires élogieux de ses interlocuteurs rencontrés là-bas, Ségolène Royal a été mauvaise dans ses propos. J'en appelle aux potentiels lecteurs socialistes de ce billet : pouvez-vous m'expliquer le programme précis de Mme Royal concernant la situation au Proche et au Moyen-Orient ? J'ai peur d'être perdu par toutes ces (ses!) contradictions.