La France et le Tchad : du néocolonialisme ?
On se gausse : depuis l’intervention française au Tchad, l’extrême gauche, rebiffée par son « succès » anti-CPE, multiplie les interventions pour condamner le « néocolonialisme » français. Ce sont les même qui accusent sans fondement la France de ne pas avoir protégé les tutsi au Rwanda en 1994. Ding Dong : personne ne voit une contradiction dans le discours de ces gens là ? Ouvrez les yeux ! Ce sont des opportunistes dangereux. Jeunes et moins jeunes, vous vous trompez si vous pensez que le salut est dans les extrême, quels qu’ils soient. Je le répète, Besancenot ne vaut guère mieux que Mégret. Bref. Tout ça pour dire que si la France reste présente en Afrique c’est justement pour éviter les massacres. C’est le cas en Côte d’Ivoire, de même qu’au Tchad. Point de néocolonialisme donc : il s’agit d’une force de prévention et de pacification. Ceux qui appellent au retrait des troupes françaises n’ont apparemment pas peur d’avoir du sang sur les mains…
Dans les volutes de CPE
L’opposition et les anti-tout ont trouvé un nouveau terrain de jeu, mais ont rajouté un second bouc émissaire. Dominique de Villepin a trouvé dans les fumeurs des compagnons pestiférés. En repoussant un projet totalitaire et liberticide, qui voulait l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics, le gouvernement n’a-t-il tout simplement pas été réaliste ? Si on ne combat pas le chômage « grâce » aux anti-CPE, ça n’est pas non plus en pénalisant les bars et les tabacs qu’on privilégiera l’emploi. Pourquoi ne pas développer les zones non-fumeurs, au lieu de mettre au pilori des gens qui cèdent au plaisir facile quoique dangereux (pour eux !) de la cigarette ? Quant au tabagisme passif, c’est une belle imposture : devrait-on interdire les voitures parce que ceux qui roulent en vélo sont incommodés par les pots d’échappement ?
L’hôpital se fout de la charité
Les socialistes ont un sens de l’humour très développé. En effet, ils n’arrêtent pas de critiquer la guerre larvée entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, alors que pendant ce temps, ils se battent comme des chiffonniers pour savoir qui sera candidat en 2007. Ségolène Royale lance des piques sans donner de noms, et tous les autres critiquent l’épouse du « flan » Hollande pour son hyper activisme. Bref, au PS, c’est « critiquez ceux que je critique, pas ce que je fais ». Et ça marche : un grand bravo aux journaux qui font preuve d’une incroyable impartialité. On se déchire tous à gauche, en public, une page par semaine. On joue tactique à droite entre deux hommes : une pages (minimum) par jour. Et pendant ce temps, Le Pen se frotte les mains. Avril 2002 n’a servi à rien. Les journaux ne font pas leur travail, et la gauche ne sait pas se contrôler. Un air de déjà vu...