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Hier soir, sur France 2, on a pû apprécier une fois encore le talent oratoire de Nicolas Sarkozy. A l'aise sur tous les sujets, mais surtout, très clair, il a répondu à de nombreuses questions que je me posais sur l'Europe et sur la politique de l'UMP. C'était, franchement, impressionant. Les questions du public, notamment, représentèrent un exercice de style, Sarkozy répondant en 2 minutes et maitrisant les dossiers sur le bout des doigts (et on l'excuse pour son ignorance des catégories de bourse... Il n'est pas le seul à n'y rien connaître !). Que ce soit sur les sujets sociaux, économiques, d'éducation, Sarkozy était bien présent. Ca fait plaisir de voir un homme politique aussi franc, aussi déterminé... Et qui dit les choses comme elles sont : La France est le pays de l'immobilisme, immobilisme qui nous gache une partie de notre potentiel. Le patron de l'UMP est favorable aux valeurs qui font notre République, et qui sont de plus en plus oubliées : il croit "au travail, au mérite, à l'effort, à l'énergie" mais "pas à la fatalité", fatalité que l'assistanat social français ne fait qu'affirmer dans l'esprit de notre nation.

Son débat contre Henri Emmanuelli fut des plus épiques. Le socialiste, aigri et haineux, a étalé en direct son manque d'arguments pour le "non" au référendum sur la constitution. Sarkozy n'a fait qu'une bouchée de ce petit contradicteur, qui se prend pour plus qu'il n'est en réalité. Mais là où il a vraiment gagné, c'est sur son attitude. Alors que le socialiste parlait pendant les interventions de chef de l'UMP, ce dernier respectait l'arrogant interlocuteur. Là où le socialiste multipliait les remarques concernant la troisième intervention (pourtant largement justifiée) de Sarkozy dans l'émission, lui ne faisait que sourire, et avait même le dernier mot, lorsqu'il expliquait à "Henri" qu'il aurait bien aimé l'avoir comme contradicteur dans les précédentes émissions, vu la nullité absolue de ses arguments... Le combat était inégal, de toutes façons : entre un as de la politique contemporaine, maitre de la réthorique politique, et un "has been" qui veut se faire remarquer, la conclusion était écrite d'avance...

Malheureusement, ce qui fait la une des journaux ce matin, ce n'est pas l'attitude convaincante de Nicolas Sarkozy, mais bien les quelques réponses qu'il a faites aux questions concernant la présidentielle de 2007. Les journalistes sont parfois tellement bêtes... Qu'a-t-il dit, au final ? Et bien qu'un candidat UMP pouvait très bien s'opposer à Chirac si ce dernier se représentait en 2007. Fou. Qu'il pensait que deux mandats présidentiels étaient suffisant, mais que si jamais cette mesure s'appliquait, n'étant pas rétroactive, Chirac ne serait pas visé... Trop fou. Et J-L Debré qui se plaint ce matin de l'attitude de Sarkozy hier est des plus pitoyables, c'est fort dommage pour un des grands pontes de l'UMP. Bravo pour la cohésion du parti. Mais on n'a pas fini de rire, les réactions socialistes promettent d'être tout aussi drôles...Comme si ils n'avaient pas assez à s'occuper de leurs fesses !

Enfin... La jalousie peut se comprendre... Quand on voit leur interview commune dans Paris-Match, on se dit que le chef du PS est bien peu convaincant. Pire, on ne le prend pas au sérieux... Entre un flanc inactif et une boule de nerf hypermotivée, mon choix est vite fait en tous cas. Mais passons... En tous cas, une nouvelle fois "chapeau" à Nicolas Sarkozy pour l'émission d'hier soir. Un grand bravo aussi à Alain Duhamel, qui a posé de bonnes questions et qui avait fait une bonne analyse des propos précédents son intervention... Et surtout n'oubliez pas, il faut voter oui au référendum. Ceux qui pensent pénaliser le gouvernement en votant non se trompent lourdement... D'ailleurs, pour élargir le sujet, ceux qui pensent que le gouvernement ne fait pas du bon travail se trompent aussi... Il faut essayer de comprendre qu'avant une progression, il y a toujours des sacrifices... "Il faut souffrir, pour être beau", dit-on. Ca s'applique aussi à notre pays. On ne peut pas prendre, prendre, prendre, et faire toujours moins. Croire qu'il est possible de baisser le nombre d'heures de travail et d'augmenter le salaire en parallèle, c'est être irréaliste. A bon entendeur, salut !