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Ecrits, rêveries

Lundi 11 juillet 2005
J'ai écrit ce texte l'année dernière, en vue de ma préparation à certains concours. Il s'agissait d'un libre propos sur un thème imposé (cf le titre), écrit avec les contraintes des concours, en l'occurrence, le temps imparti était d'1h30mn. Si on peut dire, c'est tiré d'une histoire vraie... Qu'en pensez-vous ?

L'inventaire

Ce n'est rien. Un jour comme les autres que ce 1er juin 2004 ; c'est un mardi. On a ouvert la boîte de Pandore. Ca change tout ? On s'attendait à beaucoup d'émotion, de surprises, peut-être !, mais au final nous n'avions trouvé que le contenu banal d'une mallette jamais vidée depuis 11 ans. Veuve de son propriétaire, attendant d'être ouverte.

Un porte-documents... Vide. Mais présent, on ne sait vraiment pourquoi... Une montre, les piles sont mortes. Bien sûr. On trouve aussi un stylo plume, imposant, ou bien encore une calculette. Sommes nous en 1993 ? Il en faut peu pour se projeter dans le passé : un mini-calendrier de l'année, qui ne s'est jamais terminée. Il était dans le portefeuilles, recelant de véritables trésors de "pas-grand-chose".

Notre homme était pilote, semble-t-il. Du moins c'est ce que laissent penser le permis de conduire, bien rempli, et la licence de pilote d'avions, privés. De la famille ? Quelques photos de femmes et d'enfants, pas de doute donc. Tiens ! On se découvre des plus curieux dans l'inventaire de la banalité. Et cette poupée "pinup" glissée au fond du portefeuilles, est-ce un souvenir ? Une idole ? Un porte-bonheur ?

Ces considérations importent peu, et pourtant ! Comment ne pas s'interroger sur le contenu de ce petit porte-monnaie ? ...
Un coupe ongle, sait-on jamais !, accompagne un canif, à l'utilité discutable. Et puis... Ces deux pièces. L'une française, trouée, de 1925. L'énigme ne tient pas à l'examen attentif du passeport de feu le propriétaire de la valisette. 1925 ? C'est l'année de sa naissance. L'autre pièce, un pfennig allemand de 1979, gardera elle son mystère...

Oui, ce ne sont que des petites choses futiles et peu chargées en émotion, à première vue. Mais on se rend compte, lorsque fini l'inventaire : la vie ce n'est rien... Mais c'est déjà beaucoup.
Par Axel
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Dimanche 17 juillet 2005
Comme le précédent texte, il s'agit d'un "Libre Propos" sur un thème donné, effectué en avril 2004, en 1h30, afin de me préparer pour des concours.

Ecrire, c'est l'aventure !

Alors que je me décidais à déboucher mon stylo pour écrire quelques lignes, je me rendis compte qu'une "chose" me suivait : terreur de la jungle, une périphrase sans aucun doute. N'écoutant que mon courage, je partais avec précipitation et tel un Indiana Jones de la plume, je traversais sans coup férir des points de suspension... A peine arrivé de l'autre côté, une interjection m'obligeait à faire un choix : Ah ! Situation des plus périlleuse s'il en est ! Et puis, soudain, alors que je tendais l'oreille, une douce odeur me parvint : "n'est-ce pas là... une synesthésie ?", me demandais-je. Je devais en avoir le coeur net et décidais de suivre ce chemin. Tandis que je continuais fébrilement ma séance d'écriture à la recherche de quelque curiosité, une petite rivière me donna l'occasion de faire le point, à la ligne, s'entend.

Perdu dans mes pensées, je n'avais pas vu s'approcher une superbe litote. Malheureusement, dès mon premier pas en sa direction, elle s'enfuit au plus profond du paragraphe. Va, je ne te hais pas, petite figure de style sauvage ! Mais la route est encore longue, alors partons ! C'est impératif. J'arrivais à distinguer un géant lettré, et je ne pouvais douter de cette métaphore. Une majuscule... C'était pourtant simple, sinon facilatoire : quelques méthodes violentes, barbarismes, allaient me permettre d'échapper à la surveillance de cette splendide monstruosité. Et point d'exclamation ! Ce n'est pas de la lâcheté : devant un tel obstacle, n'y a-t-il point d'interrogation à avoir ? J'eus préféré, comme dans un passé antérieur, affronter l'horreur de mon encre, mais pour que ma victoire soit plus que parfaite, en restant subjonctif, encore eût-il fallu que je me réarmasse !

Après un alinéa bien mérité, mon périple a continué encore un moment : j'ai rencontré un anacoluthe géant qui a tenté. Je le jure ! Puis j'ai pagayé, à l'aide d'une virgule, jusqu'au chapitre le plus proche. J'ai même été obligé de m'abriter sous une quatrième de couverture, ce qui pourrait résumer la vétusté de mon séjour... Décidemment, cela ne fait plus aucun doute : écrire, c'est l'aventure !
Par Axel
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Samedi 17 décembre 2005

Prologue !

 

J'aimerais être un homme du futur : mon présent d'aujourd'hui, alors, me semblerait plus clair...

 

Epilogue ?

 

Troublés, les esprits se heurtant à la fleur d'ivresse. Paradis artificiels de Baudelaire, assassins de ma conscience, les hallucinations commencent. Etat de nature ? Nature de l'homme : sa vue est double, et rougeoie dans la fumée sombre et opaque, bien qu'éphémère. La vie - celle-ci - n'est qu'ombre de la mort, et cette fleur apaisante l'éclaire. - Doutes - L'amour est la lune ? Alors la nuit est tombée depuis longtemps sur mes jours. Des gestes simples ont suffit à rendre toute lutte vaine. - Mensonges - Je suis grisé, ma tête est lourde, lourde. Légère.

 

Résu-mais !

 

Tous mes sens troublés
Par cet onguent épicé,
Odeur fraîche de l'été,
Bonheur sans cesse réitéré...


Ici et maintenant doivent jaillir :
Des vignes, des parades, de la thyrse,
Et franchement je ne pourrai fuir,
Enivré, hébété, ou pire.

 

Alexandr-hein ?

 

La nuit est sombre ici et j'ai vu de mes yeux,
Ces songes qui me nuisent, qui me poussent à l'ivresse.
Sans cesse ils me font peur et mon âme est en liesse
De voir, d'entendre le monde toujours mourir un peu...


Crépuscule des Dieux ? Négation des cieux rouges.
Mes rêves ont disparu, remplacés par la foule,
C'est la révélation, alors, le peuple bouge,
C'est la révolution, nous nous réveillerons saouls...


Les cris déchirés, nus, d'une femme m'ont parcourus,
Comme le frisson d'horreur provoqué par ma peur.
L'heure tourne, ma tête est lourde, et toute ma joie n'est plus...


Dépassez la réalité ou bien stupeur !


Les cauchemars ne sont pas artifices du réel,
La souffrance peut donner de la haine, du plaisir,
Ce qui fait rire, dans le sommeil, disparaît tel
Une vision, hallucination du pire. La vie.

 

FIN.

Par Axel
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