Depuis la Shoah, on remarque, chez une certaine partie de la population juive, une tendance à se voir toujours en victime. Le moindre propos critiquant un tant soit peu Israël, la plus petite critique de membres de la communauté juive,… Les juifs qui m'intéressent ici se plaignent tout le temps, et passent toujours pour les victimes. Alors, certes, la persécution qu'ils connurent, et surtout l’extermination systématique de leur « race » reste quelque chose de terriblement traumatisant, qu'il ne faudra jamais oublier, mais doit-on pour autant éviter de critiquer certains comportements, pourtant largement… critiquables ?
Israël fut créée après la seconde guerre mondiale, en 1947 pour être plus précis (même si la construction d'un Etat juif était déjà prévue depuis un moment !) : les dirigeants du monde pensaient, à raison, qu’il était temps pour les juifs d’avoir un territoire à eux, un centre névralgique de la vie juive, afin d’éviter qu’un massacre antisémite ne recommence, mais aussi pour mettre un terme au terrorisme sioniste (Hôtel King David) revendiquant l’établissement d’un pays juif. Ainsi, les juifs n’auraient plus à se sentir à l’étroit dans des pays qui les prenaient pour des étrangers. Comme Jérusalem était leur terre sainte, et que le mouvement sioniste demandait depuis la fin du 19ème siècle la construction d’un Etat-Nation juif, on décida de leur donner des terres à Jérusalem et dans ses environs immédiats. Plus clairement, on ôtait à la Palestine une partie de son territoire, pour la donner aux peuple juif… La Palestine n'avait pas d'existence politique, mais ces terres étaient bel et bien habitées, et pas seulement par des nomades arriérés (conception souvent mise en avant par les pro-israéliens). S’ensuivit de nombreuses guerres israélo-arabes, mettant toujours plus en exergue la domination militaire israélienne. Bien entendu, les populations arabes ne se remirent jamais de l’arrivée inopinée des juifs.
Plan de partage de l'ONU - résolution 181 (1947)
Il est un autre domaine dans lequel les juifs dont je parle se sentent toujours les victimes, celui de la culture. Qu’un livre, un film, ou que sais-je encore, donne un rôle peu brillant aux juifs, et tout de suite, les organisations juives hurlent à l’infamie : « Oui, 8 millions des nôtres sont morts, et vous osez nous donner de mauvais rôles ? ». Comme si le fait d’avoir été victimes d’un génocide donnait le droit de censurer toute atteinte à sa religion… Heureusement que la population noire n’a pas le même comportement ! Il est un exemple des plus frappants : le 25 février 2004, le dernier film de l’acteur-réalisateur Mel Gibson est sortit aux Etats-Unis, et a déclenché une vive polémique, avec en première ligne les lobbies juifs, accusant le film d’antisémitisme...
Un film pas très bon, mais qui a fait du bruit !
La passion du Christ raconte les derniers jours de la vie du Christ jusqu’à la crucifixion : de l’aveu même de Mel Gibson, il s’agit d’une vision très personnelle des évènements qui se déroulent dans le Nouveau Testament, même si il a suivit les écrits le plus possible. Je me baserai sur les commentaires fait peu après la sortie américaine du film, lus dans Le Monde : je lis, donc, que le film est violent, parfois proche de l’insoutenable, mais que finalement, les détails tels qu’ils ont été racontés par les apôtres ne sont pas des plus gais non plus. Je lis aussi qu’il n’y a rien d’antisémite dans le film, et que la seule phrase qui aurait pu être mal interprétée n’a pas été sous-titrée (le film étant parlé en Latin et en Araméen). Rien de choquant, comme dans le Nouveau Testament, ce sont les grands prêtres de Jérusalem qui traitent Jésus - qui se prendrait pour le roi des juifs - d’imposteur, et qui demandent à Ponce Pilate de l’éliminer. Mais bien sûr, depuis que plusieurs millions de juifs sont morts, il est mal vu de dire que Jésus est mort en grande partie par la faute des juifs (de certains juifs). Même l’Eglise a décidé dans les années 60 de blanchir totalement les juifs. Bon, qu'ils enlèvent la généralisation "les juifs ont tué Jésus", qu'ils enlèvent cette "responsabilité commune", je suis pour. Mais pourquoi nier que ce sont des juifs qui ont incité Pilate ? Enfin... Depuis quelques temps, la polémique fait donc rage autour d’un film qui serait soit disant antisémite, et les manifestations et contestations de juifs se multiplient… Les anglais n’ont rien dit quand Jeanne d’Arc de Luc Besson est sortit : ils savent que c’est du passé, et que ce n’est pas pour cela que tout le monde va les haïr aujourd’hui. Mais les lobbies juifs, eux, ne veulent pas qu’on parle du passé, surtout s’il les montre sous un mauvais jour. Ce sont tous des Saints, c’est bien connu… Alors, pourquoi tant d’intolérance ? Pourquoi ce besoin de toujours se plaindre, de passer pour l'éternelle victime ?
Je ne suis ni antisémite, ni pro-palestinien et encore moins catholique conservateur comme Mel Gibson. Je suis juste un étudiant français, athée, qui constate depuis ces dernières années un retour en force des juifs sur la scène internationale, en tant que pauvres victimes de l’antisémitisme mondial, du terrorisme arabe et de toutes la haines du monde. Refusant toujours de passer pour responsables, ils se croient tout permis en Palestine – où ils ont entre autres implanté moult colonies sauvages, ce qui est interdit par l’ONU - , ils s’obstinent à nier le fait d’avoir fait tuer Jésus (enfin, leurs ancêtres), sous prétexte qu’il s’agit d’un peuple qui a toujours été persécuté, et ce depuis Moïse… Finalement, on a l’impression d’être vraiment antisémites, car on a tous quelques ressentiments contre les juifs, et contre Israël en particulier. Mais peut être, pour une fois, devraient-ils se remettre un peu en cause, et se dire que ce sont eux qui font l’antisémitisme. A chaque conséquence, sa cause.
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