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Dimanche 24 décembre 2006

Même si c'était il y a quelques semaines, on ne peut faire l'impasse sur la tournée de Ségolène Royal au Proche-Orient : Liban, Israël, Palestine, quel parcours ! Si on peut saluer l'initiative, tout à fait cohérente concernant une prétendante à la présidence de la République, on ne saura cependant que se désoler de la "manière". Madame Royal, la recherche d'équilibre dans ses positions par rapport à des problèmes aussi compliqués que ceux-ci est louable. De là à dire tout et son contraire, plaindre les palestiniens et appuyer la construction du mur de séparation, écouter avec attention la diatribe antisémite, anti-américaine d'un député du Hezbollah et dénoncer l'attitude déstabilisatrice de la Syrie sur le Liban, bref, de là à être d'accord avec tout le monde, il ne faut tout de même pas exagérer. Suis-je le seul à avoir eu l'étrange impression que Ségolène Royal n'était pas tout à fait au point, concernant les relations internationales ? Certains, ils se reconnaîtrons, défendent vaille que vaille l'attitude adoptée par la candidate socialiste lors de son périple. Problèmes de traduction par çi, volonté de ne froisser personne par là... Pourtant, ce serait faire preuve de mauvaise foi que de ne pas admettre une évidence : malgré les commentaires élogieux de ses interlocuteurs rencontrés là-bas, Ségolène Royal a été mauvaise dans ses propos. J'en appelle aux potentiels lecteurs socialistes de ce billet : pouvez-vous m'expliquer le programme précis de Mme Royal concernant la situation au Proche et au Moyen-Orient ? J'ai peur d'être perdu par toutes ces (ses!) contradictions.

Par Axel - Publié dans : Billets d'humeur
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Dimanche 24 décembre 2006

Après une longue absence, pointofview reprend du service en cette période de fêtes, pour délivrer quelques pensées, caustiques au demeurant...


Commençons par un sujet qui me tient à coeur, depuis un moment : la guerre en Irak. On a appris récemment, de la part du nouveau secrétaire à la défense américain, que les Etats-Unis n'étaient pas en train de gagner cette dernière. Une litote parfaite qui fait office de constat sans appel : la guerre est belle et bien perdue. Oui, Saddam Hussein est tombé. Il sera même bientôt lynché (c'est ça, la démocratie). Il y a même un "gouvernement" en place, et des élections libres. Cependant, les tensions entre chiites et sunnites n'ont jamais été aussi intenses, les morts si nombreux. Les troupes américaines n'y peuvent rien. L'échec est déjà là. Mais ce n'est pas le plus grave. Les Etats-Unis ont surtout perdu la première guerre contre le terrorisme. L'invasion de l'Irak n'a fait que renforcer la rancoeur islamiste : si G.W.Bush voulait faire un exemple de Saddam, il n'a fait que déstabiliser un pays malheureux et exacerber l'anti-américanisme dans la région. Voilà la vraie conséquence de la situation irakienne. L'Irak  n'est qu'en second plan, car c'est bien Ben Laden qui se frotte les mains à l'heure actuelle. Le président américain a tendance à rappeler que l'avenir jugera son action. Le présent, lui, a déjà délivré sa sentence.

Par Axel - Publié dans : Actu-bref
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Vendredi 22 septembre 2006


Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis


Le voyage de Nicolas Sarkozy outre-atlantique a fait couler beaucoup d'encre, et notamment sa rencontre avec monsieur Georges W. Bush. Pourtant, quoi d'étonnant à ce que le seul présidentiable viable de la scène politique française rencontre le président de la première puissance mondiale ? L'anti-américanisme primaire, typique des français, est bien malheureux, et fort peu à propos sur ce point précis. Méditons ainsi sur Montesquieu, qui disait peu ou prou qu'il faut savoir calmer ses passions pour mieux répondre à ses intérêts. Nicolas Sarkozy l'a bien compris. Ni allégeance, ni alignement sur les Etats-Unis, mais pragmatisme diplomatique. Les adversaires du président de l'UMP feraient mieux de développer un programme intelligible et intelligent plutôt que de dénoncer du vent. Personnellement, je ne veux pas d'un "Hugo Chavez" français pour président...


Lionel Jospin, ou l'arrogance socialiste incarnée


En 2002, Lionel Jospin a quitté la politique sur un coup de tête puéril, indigne d'un potentiel homme d'Etat. Abandonnant ses troupes dans la débacle, insultant les électeurs, "l'austère qui se marre" a fait rire son monde en s'exilant sur l'île de Ré. Tant mieux me direz-vous ! Certes, mais le voilà de retour. Et malheureusement, n'est pas Napoléon qui veut : les interventions de l'ancien premier ministre sont tout sauf exhaltantes. Se présentera, se présentera pas ? Les militants socialistes, trahis une fois, auront je l'espère retenu la leçon.


Ségolène, tais toi...


Il faut bien admettre que plus les mois passent, et plus la candidature socialiste semble réservée à Ségolène Royal. On peut comprendre l'engouement socialiste : madame Royal manque d'idées, dit plein de choses utopiques et irréalisables, le tout baigné dans une parfaite incompréhension de la réalité politique française et des dossiers courants. Comme ses amis éléphants, elle ne sait que critiquer la droite, qui elle ne manque pas d'idées neuves et de volonté. Bref. Je n'ose même pas songer à son hypothétique victoire. Les français ne sont pas assez bêtes pour être leurrés par une telle imposture... Quoique !

Par Axel - Publié dans : Actu-bref
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Lundi 3 juillet 2006


Brésil-France : 0-1 ... Les portugais sont les prochains sur la liste !
Par Axel - Publié dans : En passant...
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Jeudi 29 juin 2006
Alors que Tsahal (l'armée israélienne) a multiplié les bavures depuis le début de l'année 2006 (enfants palestiniens tués, plage bondée d'innocents visée), les évènements les plus récents démontrent une fois encore la bétise ahurissante du gouvernement d'Ehoud Olmert, et plus largement de la politique menée par les gouvernements israéliens depuis quelques années.

Camp d'entraînement du Hamas bombardé par Tsahal

Un soldat de Tsahal est enlevé ? La réponse est simple : on envahit Gaza en écrasant tout sur notre passage, on enlève des dizaines de palestiniens, bref, on adopte l'attitude d'un gamin de 7 ans bien plus gaté que celui d'en face : c'est toi qui a commencé, alors je fais pareil, en pire, parce que moi j'ai des chars. Quelle clairvoyance de la part d'un pays qui se croit démocratie.

Pont détruit par l'armée israélienne

Non, Israël, tu n'es pas démocratie en agissant ainsi. Non, Israël, les choses ne s'amélioreront pas en continuant à agir avec la force et sans intelligence. Non, Israël, la spirale du pire n'est pas une solution. D'ailleurs, Israël, les deux colons enlevés depuis le début de ces évènements te prouvent que tu te trompes. Je ne défends pas les kidnappeurs, les tueurs palestiniens. Mais, d'une certaine façon, l'action menée par Israël légitime leurs actions.

Un ouvrier tente d'éteindre l'incendie d'une centrale électrique

Peut-on encore parler de terrorisme palestinien ? Non... Plus les années passent, et plus il devient clair que c'est Israël qui fait tout pour empêcher la paix. Les palestiniens résistent tant bien que mal, et les pertes sont tellement plus lourdes de leur côté : les terroristes sont Tsahal et les gouvernement du Likoud puis de Kadima. C'est triste à dire, mais c'est vrai. Un génocide aussi terrible fut-il ne légitimera jamais un tel comportement. Israël subira inévitablement d'autres attaques, puis ils répliqueront en se disant, comme toujours, les victimes. La communauté internationale doit réagir, et vite. Il faut neutraliser la folie des dirigeants israéliens pour pouvoir espérer qu'un jour, la paix revienne entre ces deux nations, Palestine et Israël.
Par Axel - Publié dans : Actu-bref
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Samedi 6 mai 2006
Clearstream, CPE, Sarkozy,... Dominique de Villepin est sur une très mauvaise pente, et il y a peu de chance qu'il s'en sorte indemme. Si la manipulation fait partie du jeu politique (ne soyons pas naïfs !), il vaut mieux ne pas se faire prendre. Mais passons : plutôt que de parler de ma déception, d'évoquer ma colère, je préfère me souvenir des bonnes choses. Dominique de Villepin a fait notamment l'un des plus beaux discours entendus dans l'enceinte du siège New Yorkais de l'ONU.

C'était le 14 février 2003. Le texte, le style, le phrasé, le ton : tout était parfait. Il y eu même des applaudissements, fait exceptionnel dans un tel cadre. Dominique de Villepin était alors ministre des affaires étrangères : il a prouvé qu'il était excellent à ce poste, en tous cas bien plus percutant qu'à celui de Premier ministre. Alors certes, la guerre en Irak a eu lieu, mais ce discours reste gravé dans mon esprit. La fierté que j'éprouve en le lisant est toujours la même... Aujourd'hui, plutôt que d'écrire sur un morne présent, relisons ce magnifique texte, qui nous rappelle à tous que, quand même, c'est formidable d'être français !


"Je remercie MM. Blix et El Baradeï pour les indications qu'ils viennent de nous fournir sur la poursuite des inspections en Irak. Je tiens à nouveau à leur exprimer la confiance et le plein soutien de la France dans leur mission.

Vous savez le prix que la France attache, depuis l'origine de la crise irakienne, à l'unité du Conseil de sécurité. Cette unité repose aujourd'hui sur deux éléments essentiels :

Nous poursuivons ensemble l'objectif d'un désarmement effectif de l'Irak. Nous avons en ce domaine une obligation de résultat. Ne mettons pas en doute notre engagement commun en ce sens. Nous assumons collectivement cette lourde responsabilité qui ne doit laisser place ni aux arrière-pensées, ni aux procès d'intention. Soyons clairs : aucun d'entre nous n'éprouve la moindre complaisance à l'égard de Saddam Hussein et du régime irakien.

En adoptant à l'unanimité la résolution 1441, nous avons collectivement marqué notre accord avec la démarche en deux temps proposée par la France : le choix du désarmement par la voie des inspections et, en cas d'échec de cette stratégie, l'examen par le Conseil de sécurité de toutes les options, y compris celle du recours à la force. C'est bien dans ce scénario d'échec des inspections, et dans ce cas seulement, que pourrait se justifier une seconde résolution. La question qui se pose aujourd'hui est simple: considérons-nous en conscience que le désarmement par les missions d'inspections est désormais une voie sans issue ? Ou bien, estimons-nous que les possibilités en matière d'inspection offertes par la résolution 1441 n'ont pas encore été toutes explorées ?

En réponse à cette question, la France a deux convictions : la première, c'est que l'option des inspections n'a pas été conduite jusqu'à son terme et peut apporter une réponse efficace à l'impératif du désarmement de l'Irak ; la seconde, c'est qu'un usage de la force serait si lourd de conséquences pour les hommes, pour la région et pour la stabilité internationale qu'il ne saurait être envisagé qu'en dernière extrémité. Or que venons-nous d'entendre, à travers le rapport de MM. Blix et El Baradeï ? Nous venons d'entendre que les inspections donnent des résultats. Bien sûr, chacun d'entre nous veut davantage et nous continuerons ensemble à faire pression sur Bagdad pour obtenir plus. Mais les inspections donnent des résultats. Lors de leurs précédentes interventions au Conseil de sécurité, le 27 janvier, le président exécutif de la CCVINU et le directeur général de l'AIEA avaient identifié précisément les domaines dans lesquels des progrès étaient attendus. Sur plusieurs de ces points, des avancées significatives ont été obtenues:

Dans les domaines chimiques et biologiques, les Irakiens ont remis de nouveaux documents aux inspecteurs. Ils ont aussi annoncé la création des commissions d'investigation, dirigées par les anciens responsables des programmes d'armements, conformément aux conclusions de M. Blix. Dans le domaine balistique, les informations fournies par l'Irak ont permis aux inspecteurs de progresser également. Nous détenons avec précision les capacités réelles du missile Al-Samoud. Maintenant, il convient de procéder au démantèlement des programmes non autorisés, conformémement aux conclusions de M. Blix. Dans le domaine nucléaire, des informations utiles ont été transmises à l'AIEA sur les points les plus importants évoqués par M. El Baradeï le 27 janvier : l'acquisition d'aimants susceptible de servir à l'enrichissement d'uranium et la liste des contacts entre l'Irak et le pays susceptible de lui avoir fourni de l'uranium.

Nous sommes là au coeur de la logique de la résolution 1441, qui doit assurer l'efficacité des inspections grâce à une identification précise des programmes prohibés, puis à leur élimination. Nous sommes tous conscients que le succès des inspections suppose que nous aboutissions à une coopération pleine et entière de l'Irak. La France n'a cessé de l'exiger. Des progrès réels commencent à apparaître : l'Irak a accepté le survol de son territoire par des appareils de reconnaissance aérienne ; il a permis que des scientifiques irakiens soient interrogés sans témoins par les inspecteurs ; un projet de loi prohibant toutes les activités liées aux programmes d'armes de destruction massive est en cours d'adoption, conformément à une demande ancienne des inspecteurs ; l'Irak doit fournir une liste détaillée des experts ayant assisté en 1991 aux destructions des programmes militaires.

La France attend bien entendu que ces engagements soient durablement vérifiés. Au-delà, nous devons maintenir une forte pression sur l'Irak pour qu'il aille plus loin dans la voie de la coopération. Ces progrès nous confortent dans la conviction que la voie des inspections peut être efficace. Mais nous ne devons pas nous dissimuler l'ampleur du travail restant à accomplir : des questions doivent être élucidées, des vérifications doivent être conduites, des installations ou des matériels doivent sans doute encore être détruits. Pour ce faire, nous devons donner aux inspections toutes les chances de réussir.

J'ai fait des propositions le 5 février devant le Conseil. Depuis lors, nous les avons précisées dans un document de travail adressé à MM. Blix et El Baradeï et communiquées aux membres du Conseil. Quel est leur esprit ? Il s'agit de propositions pratiques et concrètes, qui peuvent être mises en oeuvre rapidement et qui sont destinées à renforcer l'efficacité des opérations d'inspection. Elles s'inscrivent dans le cadre de la résolution 1441 et ne nécessitent par conséquent aucune nouvelle résolution du Conseil. Elles doivent venir à l'appui des efforts menés par MM. Blix et El Baradeï, qui sont naturellement les mieux à même de nous dire celles d'entre elles qu'ils souhaitent retenir pour assurer la meilleure efficacité de leurs travaux. Dans leur rapport, ils nous ont fait des commentaires utiles et opérationnels. La France a déjà annoncé qu'elle tenait des moyens supplémentaires à la disposition de MM. Blix et El Baradeï, à commencer par ses appareils de surveillance aérienne Mirage IV. Alors oui, j'entends bien les critiques : il y a ceux qui pensent que, dans leur principe, les inspections ne peuvent avoir aucune efficacité. Mais je rappelle que c'est le fondement même de la résolution 1441 et que les inspections donnent des résultats. On peut les juger insuffisants mais ils sont là.

Il y a ceux qui croient que la poursuite du processus d'inspection serait une sorte de "manoeuvre de retardement" visant à empêcher une intervention militaire. Cela pose naturellement la question du temps imparti à l'Irak. Nous sommes là au centre des débats. Il y va de notre esprit de responsabilité. Ayons le courage de mettre les choses à plat. Il y a deux options : l'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile, car il faudra préserver l'unité de l'Irak, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l'intrusion de la force. Face à de telles perspectives, il y a une autre option offerte par les inspections, qui permet d'avancer de jour en jour dans la voie d'un désarmement efficace et pacifique de l'Irak. Au bout du compte, ce choix-là n'est-il pas le plus sûr et le plus rapide ?

Personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Personne ne peut affirmer non plus qu'il pourrait déboucher sur un monde plus sûr, plus juste et plus stable. Car la guerre est toujours la sanction d'un échec. Serait-ce notre seul recours face aux nombreux défis actuels ? Donnons pas conséquent aux inspecteurs des Nations unies le temps nécessaire à la réussite de leur mission. Mais soyons ensemble vigilants et demandons à MM. Blix et El Baradeï de faire régulièrement rapport au Conseil. La France, pour sa part, propose un nouveau rendez-vous le 14 mars au niveau ministériel, pour évaluer la situation. Nous pourrons alors juger des progrès effectués et de ceux restant à accomplir. Dans ce contexte, l'usage de la force ne se justifie pas aujourd'hui. Il y a une alternative à la guerre : désarmer l'Irak par les inspections. De plus, un recours prématuré à l'option militaire serait lourd de conséquences.

L'autorité de notre action repose aujourd'hui sur l'unité de la communauté internationale. Une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité, ce qui lui enlèverait sa légitimité et, dans la durée, son efficacité. Elle pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile. Elle renforcerait le sentiment d'injustice, aggraverait les tensions et risquerait d'ouvrir la voie à d'autres conflits. Nous partageons tous une même priorité, celle de combattre sans merci le terrorisme. Ce combat exige une détermination totale. C'est depuis la tragédie du 11 septembre, l'une de nos responsabilités premières devant nos peuples. Et la France, qui a été durement touchée à plusieurs reprises par ce terrible fléau, est entièrement mobilisée dans cette lutte qui nous concerne tous et que nous devons mener ensemble. C'est le sens de la réunion du Conseil de sécurité qui s'est tenue le 20 janvier, à l'initiative de la France.

Il y a dix jours, le secrétaire d'Etat américain, M. Powell, a évoqué des liens supposés entre Al Quaïda et le régime de Bagdad. En l'état actuel de nos informations et recherches menées en liaison avec nos alliés, rien ne nous permet d'établir de tels liens. En revanche, nous devons prendre la mesure de l'impact qu'aurait sur ce plan une action militaire contestée actuellement. Une telle intervention ne risquerait-elle pas d'aggraver les fractures entre les sociétés, entre les cultures, entre les peuples, fractures dont se nourrit le terrorisme ?

La France l'a toujours dit : nous n'excluons pas la possibilité qu'un jour il faille recourir à la force, si les rapports des inspecteurs concluaient à l'impossibilité pour les inspections de se poursuivre. Le Conseil devrait alors se prononcer et ses membres auraient à prendre toutes leurs responsabilités. Et, dans une telle hypothèse, je veux rappeler ici les questions que j'avais soulignées lors de notre dernier débat le 4 février et auxquelles nous devrons bien répondre : en quoi la nature et l'ampleur de la menace justifient-elles le recours immédiat à la force ? Comment faire en sorte que les risques considérables d'une telle intervention puissent être réellement maîtrisés ? En tout état de cause, dans une telle éventualité, c'est bien l'unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité. De même, ce sont bien les Nations unies qui resteront demain, quoi qu'il arrive, au coeur de la paix à construire.

Monsieur le président, à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de sécurité, ne sera le fait de la précipitation, de l'incompréhension, de la suspicion ou de la peur. Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c'est un vieux pays, la France, un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'Occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèles à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur."
Par Axel - Publié dans : En passant...
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Mercredi 26 avril 2006
"C'est un pays souverain, et qui fait des progrès impressionnants."
Donald Rumsfeld, à propos de l'Irak, le 26 avril 2006

Le général George Casey avec Donald Rumsfeld

Donald Rumsfeld, déjà décrié au sommet de l'Etat américain pour ses multiples erreurs tactiques en Irak, remet ça. Ainsi, un pays en pleine guerre civile, selon l'aveu même de l'ancien premier ministre Iyad Allaoui, serait un pays en progrès. On croit rêver. L'aigle Rumsfeld, à trop vouloir défendre l'indéfendable, dit n'importe quoi. L'Irak est au plus mal. Il ne fallait pas y aller, mais maintenant il est trop  tard. Il ne faut pas reculer : la guerre n'est pas encore gagnée. Le gouvernement Bush, ne voulant pas admettre ses erreurs, persiste dans la mauvaise foi et le mensonge d'Etat. Il va sans dire que cela ne joue pas en la faveur d'une stabilisation de la situation en Irak... Pour conclure cette brève rapidement, un rapide coup d'oeil d'une journée, en l'occurence ce mercredi, dans un pays souverain et en progrès :
  • - Une bombe en bordure de route a tué un civil et en a blessé cinq autres dans le centre de l'Irak.
  • - Une personne est morte lorsqu'une bombe artisanale a explosé près d'une patrouille de police dans l'ouest de Bagdad. Deux autres personnes ont été blessées.
  • - A 20 kilomètres de Bagdad, dans la ville de Mahmodiya, trois officiers de police ont été blessés par une attaque à la bombe contre leur véhicule.
  • - Quatre corps ont été retrouvés à Bagdad. Selon la police, les victimes ont été exécutées par balle et montrent des signes de torture.
  • - Enfin, le chef d'Al Qaeda en Irak, Abu Musab al-Zarqawi, est apparu hier dans une vidéo sur internet. Il y défend le combat des insurgés, leur demande de garder la foi, et ridiculise les efforts menés par les américains en Irak.
Par Axel - Publié dans : Actu-bref
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Lundi 24 avril 2006
La France et le Tchad : du néocolonialisme ?

On se gausse : depuis l’intervention française au Tchad, l’extrême gauche, rebiffée par son « succès » anti-CPE, multiplie les interventions pour condamner le « néocolonialisme » français. Ce sont les même qui accusent sans fondement la France de ne pas avoir protégé les tutsi au Rwanda en 1994. Ding Dong : personne ne voit une contradiction dans le discours de ces gens là ? Ouvrez les yeux ! Ce sont des opportunistes dangereux. Jeunes et moins jeunes, vous vous trompez si vous pensez que le salut est dans les extrême, quels qu’ils soient. Je le répète, Besancenot ne vaut guère mieux que Mégret. Bref. Tout ça pour dire que si la France reste présente en Afrique c’est justement pour éviter les massacres. C’est le cas en Côte d’Ivoire, de même qu’au Tchad. Point de néocolonialisme donc : il s’agit d’une force de prévention et de pacification. Ceux qui appellent au retrait des troupes françaises n’ont apparemment pas peur d’avoir du sang sur les mains…

Dans les volutes de CPE

L’opposition et les anti-tout ont trouvé un nouveau terrain de jeu, mais ont rajouté un second bouc émissaire. Dominique de Villepin a trouvé dans les fumeurs des compagnons pestiférés. En repoussant un projet totalitaire et liberticide, qui voulait l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics, le gouvernement n’a-t-il tout simplement pas été réaliste ? Si on ne combat pas le chômage « grâce » aux anti-CPE, ça n’est pas non plus en pénalisant les bars et les tabacs qu’on privilégiera l’emploi. Pourquoi ne pas développer les zones non-fumeurs, au lieu de mettre au pilori des gens qui cèdent au plaisir facile quoique dangereux (pour eux !) de la cigarette ? Quant au tabagisme passif, c’est une belle imposture : devrait-on interdire les voitures parce que ceux qui roulent en vélo sont incommodés par les pots d’échappement ?

L’hôpital se fout de la charité

Les socialistes ont un sens de l’humour très développé. En effet, ils n’arrêtent pas de critiquer la guerre larvée entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, alors que pendant ce temps, ils se battent comme des chiffonniers pour savoir qui sera candidat en 2007. Ségolène Royale lance des piques sans donner de noms, et tous les autres critiquent l’épouse du « flan » Hollande pour son hyper activisme. Bref, au PS, c’est « critiquez ceux que je critique, pas ce que je fais ». Et ça marche : un grand bravo aux journaux qui font preuve d’une incroyable impartialité. On se déchire tous à gauche, en public, une page par semaine. On joue tactique à droite entre deux hommes : une pages (minimum) par jour. Et pendant ce temps, Le Pen se frotte les mains. Avril 2002 n’a servi à rien. Les journaux ne font pas leur travail, et la gauche ne sait pas se contrôler. Un air de déjà vu...

Par Axel - Publié dans : Actu-bref
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Lundi 10 avril 2006
Les immobilistes ont gagné. Je leur souhaite de ne pas trouver de travail. Ils verront ce qu'est la précarité. Maintenant on sait ce qu'il nous reste à faire si une loi ne nous plait pas : on casse tout, on manifeste bien alccolisés, et surtout, SURTOUT, on évite d'essayer de comprendre la loi. J'ai la même honte qu'après le premier tour des présidentielles 2002... Le sentiment de ne pas me sentir dans mon pays. Le Premier ministre me fait vomir (t'as pas de cran, de Villepin !), l'opposition est pitoyable (imaginez Hollande président en 2007, ou l'autre cruche de Royal qui a un beau sourire, mais niveau idées, hum)... ! Bref. Il faut un chef d'Etat qui sait que seule la rupture sortira la France de sa léthargie. Un Président et un gouvernement qui font rentrer la France dans la modernité. Une gouvernance qui exorcice les français de leur crainte infondée du libéralisme ! Et qu'on arrête aussi avec le peuple souverain... Messieurs les politiques, comprenez bien ça : la majorité de la population est incapable de comprendre ce qui est bien pour elle. De là à souhaiter un suffrage censitaire, il n'y a qu'un pas...  Que je ne suis pas loin de franchir. Imaginez qu'on laisse des gens comme les anti-CPE voter. Et après on s'étonne de voir Le Pen au second tour, et l'extrême gauche à 12%...
Par Axel - Publié dans : Actualité
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Lundi 3 avril 2006
De l’indignation,
ou pourquoi pas… ne pas manifester
mardi 4 avril ?


Ca y est ! Le CPE est promulgué. Bien entendu, tous les « anti » sont indignés. Indignés d’entendre un Président qui ose promulguer une loi votée dans les règles par les représentants du peuple. Indignés d’apprendre que les pancartes ne font pas l’objet de débats parlementaires. L’indignation est donc générale chez les partisans de l’immobilisme, croyant encore qu’il vaut mieux être sans emploi que se démener pour en garder un. Chers grévistes, nous n’avons définitivement pas la même conception de la précarité.

Tenez, à mon tour, je vais m’indigner : on ne peut laisser le culte de la contre-vérité s’installer dans les esprits, sans rien faire. Je m’indigne, ainsi, contre les médias, qui ne donnent la parole qu’aux anti-CPE. Pourquoi n’entendons-nous presque jamais ces jeunes qui considèrent que le travail, ça se mérite ? Qui voient le CPE comme une chance à saisir ? Ou ces entrepreneurs, qui saluent ce vent frais soufflant sur notre code du travail ? Je souhaite aux manifestants de devenir « patrons » : menacés de Prud’hommes pour avoir viré un employé fainéant, obligés de payer des cotisations abracadabrantes,… On verra s’ils ne trouvent pas le « modèle français » archaïque !

Je m’insurge, aussi, contre les entraves à la liberté de circulation : c’était tout de même cocasse, mardi dernier, de voir ces étudiants bloquer la gare… déjà en grève ! Le ridicule ne tue pas, mais il fait bien rire, n’est-ce pas ? Quant à toi, ami smicard qui te lèves tous les matins pour travailler à la chaîne, ne leur en veux pas, à ces cortèges liberticides : ils ne savent pas ce que c’est, de perdre une journée de salaire. Papa et maman subventionnent leur absentéisme, tu n’as qu’à demander de l’argent à tes parents, toi aussi !

Enfin, je m’étonne, lorsque je vois ces manifestants qui ne savent du CPE que ce qu’ils « avalent » dans les défilés : il est vrai qu’un slogan est moins fatigant à lire qu’une loi, ou qu’un amendement en l’occurrence. On aura tout entendu, durant ces journées « d’intense » mobilisation. Entre ceux qui fustigent le CPE tout en saluant le blairisme, et ceux qui croient qu’on pourrait être renvoyé pour avoir refusé les avances sexuelles de son patron… Car tous les employeurs, en plus d’être de diaboliques profiteurs, sont aussi de fieffés obsédés, c’est bien connu ! Non, vraiment, il y a matière à un monumental bêtisier.

On pourrait aborder pléthore d’autres points, mais ce qui précède est assez édifiant. Citons néanmoins la liberté d’étudier bafouée par les blocages illégitimes. Quelques encouragements d’ailleurs à ceux qui ne pourront pas travailler cet été, obligés qu’ils seront de réviser leurs partiels, repoussés. La précarité causée par ceux qui pensent la dénoncer… Quelle ironie, tout de même !

Certains voudraient une ochlocratie*, mais ils ne parviendront pas à leurs fins. Le président de la République, en promulguant le CPE, montre l’exemple, fait fi des stériles jeux partisans. Il pense aux jeunes, à ce chômage qu’il faut absolument combattre. Députés de la majorité, tenez bon ! Les concessions accordées sont amplement suffisantes. La majorité silencieuse compte sur vous. Ne la décevez pas.


*Ochlocratie : Emprunté au grec « okhlocratia », de « okhlos », la foule, et « cratia », le pouvoir. Gouvernement par la foule, la multitude, la populace.
Par Axel - Publié dans : Actualité
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