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Lundi 22 août 2005


Date de sortie : 22 octobre 2003
Réalisateur : Gus Van Sant
Genre : Drame
Durée : 1h21mn
Interdit aux moins de 12 ans

RESUME :


"Columbine", dans la ville Nord-Américaine de Littletown, est un lycée comme les autres. Les élèves jouent au foot, travaillent à la bibliothèque, se pressent pour ne pas être en retard,... Bref, la vie suit tranquillement son cours. John McFarland (John Robinson) a 17 ans, son père est alcoolique, mais il se débrouille tant bien que mal pour réussir ses études. On croise aussi dans les couloirs un photographe amateur, une adolescente complexée, ou bien encore un jeune couple... Tous à l'image de la foule constituée des élèves du lycée : il n'y a pas de héros, juste des gens normaux. La vie est d'une terrible banalité, à Columbine.



Et puis, deux élèves, Alex (Alex Frost) et Nathan (Nathan Tyson), arrivent, sacs militaires sur les épaules : "Casse toi de là, ça va péter", expliquent-ils rapidement à John, alors à l'extérieur du lycée. Et soudain, on sombre dans l'horreur. Les deux amis sortent des fusils de leurs sacs et tirent à tout va. C'est le massacre : la banalité subitement rompue par les cris et la mort...



AVIS :

Gus Van Sant, réalisateur américain (Will Hunting, Gerry, Last Days,...), n'aura pas volé la palme d'or décernée à Elephant en 2003. Tiré d'une histoire vraie (la tuerie de Columbine, le 20 avril 1999), ce film est une nouvelle preuve de la grande vivacité du cinéma d'auteur américain. Filmer la banalité tournant au massacre est un véritable tour de force qu'il faut saluer comme il se doit. En suivant de dos, la plupart du temps, les protagonistes du récit, Gus Van Sant transmet le sentiment que l'horreur peut venir n'importe où, n'importe quand : tous ces élèves qui vivaient si normalement, fauchés soudain par les tirs de leurs camarades perturbés, on ne peut pas y croire mais le réalisateur a rendu le film crédible en limitant les effets de stylé.


Gus Van Sant

Filmé avec maestria (prix de la mise en scène à Cannes, en plus de la palme d'or !), doté d'une photographie magnifique et d'une bande son tellement efficace (Beethoven),, Elephant est un chef-d'oeuvre. Les acteurs, non-professionnels pour la plupart, jouent admirablement, avec une mention spéciale pour John Robinson [qui a joué depuis dans Les seigneurs de Dogtown, Lords of Dogtown en VO]. Bref, c'est un vrai coup de coeur personnel, que je conseille vivement. On le trouve facilement en DVD, à un prix très abordable. Enfin, pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur le massacre ayant inspiré Elephant, deux liens :

-Un récit ultra-complet, en anglais
-Un résumé, en français


Les deux tueurs originaux
 
Par Axel - Publié dans : Cinéma-Télévision
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Mardi 2 août 2005
Je tiens vraiment à vous faire partager un "point de vue" paru dans le journal Le Monde du 28 juillet dernier. C'est Maurice Levy, président du directoire de Publicis, qui a écrit cette tribune impitoyable dans sa vision réaliste et blasée de l'état économique de notre pays. Son état d'esprit, aussi. L'introduction, sur les JO, est vraiment bien vue. A lire, assurément, par ceux qui veulent être confortés dans leur envie de changement, mais aussi par les alchimistes de la politique qui pensent qu'il faut plus de social pour avoir moins de chômeurs : autant faire de l'or avec du plomb... Enfin bref, j'attend vos commentaires avec impatience. Le "point de vue" de M. Levy est assez long, mais ça ne doit pas vous empêcher de le parcourir ! A noter qu'il ne s'agit aucunement d'une vision pessimiste de la France, mais bien d'un constat "présent" sur une situation qui peut, qui doit évoluer dans le bon sens. Le gouvernement qui s'attelera à la tâche sera forcément impopulaire, dans un premier temps. Mais il faut passer par là pour que notre pays revienne au tout premier plan et sorte de la crise. (Axel)

Sur le déclin, exactement

Le déchaînement des critiques à l'endroit du maire de Paris et des équipes qui ont conduit la candidature de notre capitale pour accueillir les Jeux olympiques de 2012 a quelque chose de pathétique.

Oui, c'est triste d'avoir perdu cette belle occasion. Pouvons-nous faire mieux ? Rendre notre candidature plus attrayante ? Sans doute. On n'est jamais parfait et on peut toujours mieux faire. Mais ceux qui cherchent la cause de notre échec dans une quelconque faiblesse de notre dossier ou de nos présentations se trompent. Un travail exceptionnel, qui nous a amenés tout près de la victoire, a été réalisé, mais hélas, dans ce genre de compétition, il n'y a de podium qu'à une place.

Qu'est-ce qui nous a fait perdre ? Ayant suivi les choses de très près bien avant l'annonce même de la candidature de Paris, je ne crois pas que le dossier soit en cause ; je crains que le vrai responsable de notre échec soit l'effet de halo de notre image dans le monde.

On se rétrécit, on se rabougrit et on donne l'image de perdants. Et nul n'a envie de rejoindre des perdants. Mais si les réactions à l'échec ont été pathétiques, ce qui l'est davantage, c'est l'espoir, le rôle, la place que l'on donne aux JO pour redonner de l'espoir, de l'énergie et un projet pour la France ; un horizon aux Français.

Il faut vraiment qu'on n'ait pas grand-chose pour en arriver là. Et c'est hélas vrai. Il serait temps qu'on écarquille les yeux, prenne une douche glacée et regarde la réalité en face : nous sommes sur le déclin avec une pente qui va s'accélérant.

Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a rappelé notre endettement et le fait que nous vivons au-dessus de nos moyens. Les chiffres étaient pourtant connus et, à ce jour, nul gouvernement depuis vingt ans n'avait voulu en déduire les conséquences. Les chiffres qui attestent de notre déclin sont aussi connus de tous.

Ces chiffres, connus de tous, je ne vais pas les rappeler : un chômage, véritable cancer qui ronge notre société ; une croissance qui peine et dont les fruits sont consommés avant même d'avoir été cueillis ; des entreprises qui perdent de leur compétitivité et dont les contraintes de fonctionnement handicapent leur avenir ; des créations d'emploi en panne ; une innovation qui ne débouche pas sur l'industrie et le marché, à quelques exceptions près ; et des réformes qui restent timides et le plus souvent à l'état de déclaration d'intention.

Tout ceci nous amène à nous replier sur nous-mêmes et, comme toute personne inquiète, à surréagir, donnant au monde l'image de ne pas être maître de soi, comme ce fut le cas la semaine dernière à propos de rumeurs boursières.

Dans cette économie planétaire, nous donnons l'impression d'être un village gaulois. Mais, au contraire de celui d'Astérix, il ne fait pas sourire et fera encore moins sourire nos enfants et petits-enfants dans vingt ans.

Que nous le voulions ou non, nous vivons dans une économie mondiale et sommes en compétition avec des pays à bas salaires. Ces derniers ont pu progresser, améliorer leurs positions, la situation de leurs populations, ce qui était l'objectif de la mondialisation et une formidable réussite dont on doit se réjouir, même s'il y a encore beaucoup à faire pour les aider à lutter contre la pauvreté, le sida et d'autres fléaux.

Là où tout le monde s'est trompé c'est sur la vitesse à laquelle les barrières technologiques et du savoir, supposées remplacer les barrières douanières ou les quotas, sont tombées, rendant nos économies occidentales encore plus vulnérables, mal préparées qu'elles sont à lutter contre la Chine, l'Inde, la Corée ou Taïwan.

La morosité ambiante tient au fait que rien ne peut être fait et personne ne semble avoir la solution. En fait nos politiques ont, de tout temps, joué les pères de la nation, protecteurs de leurs ouailles et souhaitant éviter aux enfants que nous sommes les tourments des crises. C'est louable et généreux. Merci. Mais cela ne nous prépare pas à affronter l'adversité.

Souvenons-nous, au lendemain du premier choc pétrolier, alors que les Néerlandais prenaient leurs bicyclettes pour économiser l'essence, notre bon président nous expliquait que nous pouvions (et méritions) de prendre notre voiture pour les promenades du week-end.

Plus tard lorsqu'il fallait ­ hélas ! ­ procéder aux licenciements économiques, l'indemnisation fut portée à 90 % (permettant ainsi aux personnes licenciées de toucher en net plus, sans travailler. Pourquoi, dans ce cas, se précipiter pour trouver un emploi ?). La liste est longue. Par charité, je m'arrêterai là.

En procédant ainsi nous avons infantilisé les Français, voulant leur éviter les difficultés. Inconscience ? Malvision ? Incompétence ? Générosité mal calculée ? Le pompon fut tout de même cette absurde décision des 35 heures où on a expliqué à l'envi que nous pouvions travailler moins et gagner plus.

Comment dans ce contexte espérer que ces mêmes Français puissent accepter la réforme, les réformes indispensables ? Comment espérer réformer dans le consensus ? Où a-t-on imaginé cela possible ?

Il faut avoir le courage de dire que sans des réformes sérieuses nous allons dans le mur et, en responsables, accepter les conséquences et, éventuellement l'impopularité et voire même la confrontation.

Il faut se pénétrer d'idées simples : nous ne pourrons créer plus d'emplois sans alléger la fiscalité, sans simplifier la législation du travail, sans admettre la flexibilité et sans autoriser de jure et de facto les fluctuations d'effectifs. Et, crime contre l'esprit, sans revoir la fiscalité des capitaux et des revenus. Donc revoir l'organisation de notre bon Etat et de nos administrations et les réformer sérieusement, profondément.

La vitesse de changement conduit à des transformations d'entreprise, de services et des emplois. En forçant les entreprises à suivre des processus compliqués, administratifs et maintenant judiciaires, on inhibe l'esprit d'entreprendre et on condamne ou réduit la croissance et la création d'emplois.

Beaucoup de nos lois, de nos réglementations, de nos dispositions sont autant de décrets contre l'emploi.

Pour certains, ceci ressemblera fort à un discours libéral, que dis-je ultralibéral. Non, c'est un discours de progrès. C'est la réforme seule qui permettra de redonner à la France de l'énergie le goût d'entreprendre et l'envie de prendre des risques, de rapatrier les capitaux et de ramener les investisseurs en France et finalement de créer des emplois marchands et compétitifs en nombre suffisant pour lutter efficacement contre le chômage.

C'est une approche qui demande du courage, une abnégation rare de nos jours et une vision supérieure de l'intérêt de la nation. Et une vraie ambition... pour la France.

La France gagnera plus en étant ouverte sur le monde. Nous avons des talents, des capacités, un niveau d'éducation supérieur à bien des pays. La liste est longue et dans bien des compétitions économiques nous avons des avantages décisifs.

Nous avons besoin d'espace, de liberté et d'un souffle porteur qui nous mèneront vers la réussite.

Le déclin qui nous amènera demain à céder notre place de façon quasi inéluctable à la Chine doit être stoppé net par des décisions ambitieuses, courageuses, qui redonnent l'espoir.

Y a-t-il un homme politique capable de se dépasser, de dépasser ses propres ambitions au nom d'une certaine idée de la France ?




   Maurice Lévy

Par Axel - Publié dans : Actualité
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Dimanche 17 juillet 2005
Comme le précédent texte, il s'agit d'un "Libre Propos" sur un thème donné, effectué en avril 2004, en 1h30, afin de me préparer pour des concours.

Ecrire, c'est l'aventure !

Alors que je me décidais à déboucher mon stylo pour écrire quelques lignes, je me rendis compte qu'une "chose" me suivait : terreur de la jungle, une périphrase sans aucun doute. N'écoutant que mon courage, je partais avec précipitation et tel un Indiana Jones de la plume, je traversais sans coup férir des points de suspension... A peine arrivé de l'autre côté, une interjection m'obligeait à faire un choix : Ah ! Situation des plus périlleuse s'il en est ! Et puis, soudain, alors que je tendais l'oreille, une douce odeur me parvint : "n'est-ce pas là... une synesthésie ?", me demandais-je. Je devais en avoir le coeur net et décidais de suivre ce chemin. Tandis que je continuais fébrilement ma séance d'écriture à la recherche de quelque curiosité, une petite rivière me donna l'occasion de faire le point, à la ligne, s'entend.

Perdu dans mes pensées, je n'avais pas vu s'approcher une superbe litote. Malheureusement, dès mon premier pas en sa direction, elle s'enfuit au plus profond du paragraphe. Va, je ne te hais pas, petite figure de style sauvage ! Mais la route est encore longue, alors partons ! C'est impératif. J'arrivais à distinguer un géant lettré, et je ne pouvais douter de cette métaphore. Une majuscule... C'était pourtant simple, sinon facilatoire : quelques méthodes violentes, barbarismes, allaient me permettre d'échapper à la surveillance de cette splendide monstruosité. Et point d'exclamation ! Ce n'est pas de la lâcheté : devant un tel obstacle, n'y a-t-il point d'interrogation à avoir ? J'eus préféré, comme dans un passé antérieur, affronter l'horreur de mon encre, mais pour que ma victoire soit plus que parfaite, en restant subjonctif, encore eût-il fallu que je me réarmasse !

Après un alinéa bien mérité, mon périple a continué encore un moment : j'ai rencontré un anacoluthe géant qui a tenté. Je le jure ! Puis j'ai pagayé, à l'aide d'une virgule, jusqu'au chapitre le plus proche. J'ai même été obligé de m'abriter sous une quatrième de couverture, ce qui pourrait résumer la vétusté de mon séjour... Décidemment, cela ne fait plus aucun doute : écrire, c'est l'aventure !
Par Axel - Publié dans : Ecrits, rêveries
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Lundi 11 juillet 2005
J'ai écrit ce texte l'année dernière, en vue de ma préparation à certains concours. Il s'agissait d'un libre propos sur un thème imposé (cf le titre), écrit avec les contraintes des concours, en l'occurrence, le temps imparti était d'1h30mn. Si on peut dire, c'est tiré d'une histoire vraie... Qu'en pensez-vous ?

L'inventaire

Ce n'est rien. Un jour comme les autres que ce 1er juin 2004 ; c'est un mardi. On a ouvert la boîte de Pandore. Ca change tout ? On s'attendait à beaucoup d'émotion, de surprises, peut-être !, mais au final nous n'avions trouvé que le contenu banal d'une mallette jamais vidée depuis 11 ans. Veuve de son propriétaire, attendant d'être ouverte.

Un porte-documents... Vide. Mais présent, on ne sait vraiment pourquoi... Une montre, les piles sont mortes. Bien sûr. On trouve aussi un stylo plume, imposant, ou bien encore une calculette. Sommes nous en 1993 ? Il en faut peu pour se projeter dans le passé : un mini-calendrier de l'année, qui ne s'est jamais terminée. Il était dans le portefeuilles, recelant de véritables trésors de "pas-grand-chose".

Notre homme était pilote, semble-t-il. Du moins c'est ce que laissent penser le permis de conduire, bien rempli, et la licence de pilote d'avions, privés. De la famille ? Quelques photos de femmes et d'enfants, pas de doute donc. Tiens ! On se découvre des plus curieux dans l'inventaire de la banalité. Et cette poupée "pinup" glissée au fond du portefeuilles, est-ce un souvenir ? Une idole ? Un porte-bonheur ?

Ces considérations importent peu, et pourtant ! Comment ne pas s'interroger sur le contenu de ce petit porte-monnaie ? ...
Un coupe ongle, sait-on jamais !, accompagne un canif, à l'utilité discutable. Et puis... Ces deux pièces. L'une française, trouée, de 1925. L'énigme ne tient pas à l'examen attentif du passeport de feu le propriétaire de la valisette. 1925 ? C'est l'année de sa naissance. L'autre pièce, un pfennig allemand de 1979, gardera elle son mystère...

Oui, ce ne sont que des petites choses futiles et peu chargées en émotion, à première vue. Mais on se rend compte, lorsque fini l'inventaire : la vie ce n'est rien... Mais c'est déjà beaucoup.
Par Axel - Publié dans : Ecrits, rêveries
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Lundi 4 juillet 2005
NB : Que les garants de la mauvaise foi arrêtent de dire n'importe quoi, vous ne faites selon moi qu'appuyer mes propos. Je sais ce que je suis, et ce que je ne suis pas, pas la peine de venir essayer de me faire dire/être ce que je ne dis/suis pas. Merci. Je lis vos commentaires, et je vous trouve pathétique. Vous êtes tombé dedans comme des grands, bravo! Allez, sûr ce, je vous laisse, les rageux haineux irréfléchis ! Il n'y a rien de bon à garder dans vos remarques, vraiment. En me traitant de la sorte, je suis désolé, mais vous ne faites que vous rabaisser au niveau de ceux à qui vous me comparez. Méditez. Bon, maintenant que c'est dit, passons à l'article.


Depuis la Shoah, on remarque, chez une certaine partie de la population juive, une tendance à se voir toujours en victime. Le moindre propos critiquant un tant soit peu Israël, la plus petite critique de membres de la communauté juive,… Les juifs qui m'intéressent ici se plaignent tout le temps, et passent toujours pour les victimes. Alors, certes, la persécution qu'ils connurent, et surtout l’extermination systématique de leur « race » reste quelque chose de terriblement traumatisant, qu'il ne faudra jamais oublier, mais doit-on pour autant éviter de critiquer certains comportements, pourtant largement… critiquables ?


Israël fut créée après la seconde guerre mondiale, en 1947 pour être plus précis (même si la construction d'un Etat juif était déjà prévue depuis un moment !) : les dirigeants du monde pensaient, à raison, qu’il était temps pour les juifs d’avoir un territoire à eux, un centre névralgique de la vie juive, afin d’éviter qu’un massacre antisémite ne recommence, mais aussi pour mettre un terme au terrorisme sioniste (Hôtel King David) revendiquant l’établissement d’un pays juif. Ainsi, les juifs n’auraient plus à se sentir à l’étroit dans des pays qui les prenaient pour des étrangers. Comme Jérusalem était leur terre sainte, et que le mouvement sioniste demandait depuis la fin du 19ème siècle la construction d’un Etat-Nation juif, on décida de leur donner des terres à Jérusalem et dans ses environs immédiats. Plus clairement, on ôtait à la Palestine une partie de son territoire, pour la donner aux peuple juif… La Palestine n'avait pas d'existence politique, mais ces terres étaient bel et bien habitées, et pas seulement par des nomades arriérés (conception souvent mise en avant par les pro-israéliens). S’ensuivit de nombreuses guerres israélo-arabes, mettant toujours plus en exergue la domination militaire israélienne. Bien entendu, les populations arabes ne se remirent jamais de l’arrivée inopinée des juifs.


Plan de partage de l'ONU - résolution 181 (1947)

Aujourd’hui encore, les conséquences de ce legs sont très lourdes à gérer. La population palestinienne, dans la misère, est bafouée dans ses droits les plus simples, le gouvernement de Mr Sharon allant même jusqu’à ériger un mur, pour protéger Israël du soit disant terrorisme palestinien… La belle affaire ! Je condamne le terrorisme, bien sûr, et la mort d’innocents Israéliens est terrible, mais finalement, n’est-il pas légitime pour la Palestine de vouloir un peu de respect de la part d’Israël, de résister à l’oppresseur ? On impose à la Palestine la cohabitation, et ensuite, on traite les palestiniens - qui ne sont pas supportés par de gros porte-monnaie pour acheter Tanks et bombes – comme des terroristes… Donc le terrorisme, c’est user d’armes non conventionnelles ? Les israéliens sont aussi des terroristes, à leur manière : leurs incursions fréquentes sur les territoires palestiniens, ces « raids anti-terroristes », ne font pas que des victimes « terroristes ». De nombreux innocents meurent aussi ! Mais là, c’est la réponse aux actes du Hamas (et consorts), du moins c’est ce qu’affirment les autorités d’Israël. Bien entendu, la grogne ne fait que monter d’un côté ou de l’autre, en bref, c’est un cercle vicieux. On a l’impression de voir deux gamins se battre, mais les enjeux sont trop sérieux pour ne pas prendre ce conflit au sérieux. Les derniers évènements semblent augurer d'une certaine acalmie, avec la reprise du dialogue,... Mais bon, je ne suis pas là pour débattre à propos de comment régler ce conflit : ce qu’il me semble important de souligner, c’est qu’il n’y a pas d’un côté les « bons » juifs, et de l’autre les « méchants terroristes » palestiniens. Chacun à ses torts, mais ça, Israël ne voudra jamais l’admettre. Et gare à celle ou celui qui oserait critiquer la politique israélienne : il serait bien vitre traité d’antisémite, comme le fut Jacques Chirac (et avec lui, la France entière) en 2003...

Il est un autre domaine dans lequel les juifs dont je parle se sentent toujours les victimes, celui de la culture. Qu’un livre, un film, ou que sais-je encore, donne un rôle peu brillant aux juifs, et tout de suite, les organisations juives hurlent à l’infamie : « Oui, 8 millions des nôtres sont morts, et vous osez nous donner de mauvais rôles ? ». Comme si le fait d’avoir été victimes d’un génocide donnait le droit de censurer toute atteinte à sa religion… Heureusement que la population noire n’a pas le même comportement ! Il est un exemple des plus frappants : le 25 février 2004, le dernier film de l’acteur-réalisateur Mel Gibson est sortit aux Etats-Unis, et a déclenché une vive polémique, avec en première ligne les lobbies juifs, accusant le film d’antisémitisme...


Un film pas très bon, mais qui a fait du bruit !

La passion du Christ raconte les derniers jours de la vie du Christ jusqu’à la crucifixion : de l’aveu même de Mel Gibson, il s’agit d’une vision très personnelle des évènements qui se déroulent dans le Nouveau Testament, même si il a suivit les écrits le plus possible. Je me baserai sur les commentaires fait peu après la sortie américaine du film, lus dans Le Monde : je lis, donc, que le film est violent, parfois proche de l’insoutenable, mais que finalement, les détails tels qu’ils ont été racontés par les apôtres ne sont pas des plus gais non plus. Je lis aussi qu’il n’y a rien d’antisémite dans le film, et que la seule phrase qui aurait pu être mal interprétée n’a pas été sous-titrée (le film étant parlé en Latin et en Araméen). Rien de choquant, comme dans le Nouveau Testament, ce sont les grands prêtres de Jérusalem qui traitent Jésus - qui se prendrait pour le roi des juifs - d’imposteur, et qui demandent à Ponce Pilate de l’éliminer. Mais bien sûr, depuis que plusieurs millions de juifs sont morts, il est mal vu de dire que Jésus est mort en grande partie par la faute des juifs (de certains juifs). Même l’Eglise a décidé dans les années 60 de blanchir totalement les juifs. Bon, qu'ils enlèvent la généralisation "les juifs ont tué Jésus", qu'ils enlèvent cette "responsabilité commune", je suis pour. Mais pourquoi nier que ce sont des juifs qui ont incité Pilate ? Enfin... Depuis quelques temps, la polémique fait donc rage autour d’un film qui serait soit disant antisémite, et les manifestations et contestations de juifs se multiplient… Les anglais n’ont rien dit quand Jeanne d’Arc de Luc Besson est sortit : ils savent que c’est du passé, et que ce n’est pas pour cela que tout le monde va les haïr aujourd’hui. Mais les lobbies juifs, eux, ne veulent pas qu’on parle du passé, surtout s’il les montre sous un mauvais jour. Ce sont tous des Saints, c’est bien connu… Alors, pourquoi tant d’intolérance ? Pourquoi ce besoin de toujours se plaindre, de passer pour l'éternelle victime ?

Je ne suis ni antisémite, ni pro-palestinien et encore moins catholique conservateur comme Mel Gibson. Je suis juste un étudiant français, athée, qui constate depuis ces dernières années un retour en force des juifs sur la scène internationale, en tant que pauvres victimes de l’antisémitisme mondial, du terrorisme arabe et de toutes la haines du monde. Refusant toujours de passer pour responsables, ils se croient tout permis en Palestine – où ils ont entre autres implanté moult colonies sauvages, ce qui est interdit par l’ONU - , ils s’obstinent à nier le fait d’avoir fait tuer Jésus (enfin, leurs ancêtres), sous prétexte qu’il s’agit d’un peuple qui a toujours été persécuté, et ce depuis Moïse… Finalement, on a l’impression d’être vraiment antisémites, car on a tous quelques ressentiments contre les juifs, et contre Israël en particulier. Mais peut être, pour une fois, devraient-ils se remettre un peu en cause, et se dire que ce sont eux qui font l’antisémitisme. A chaque conséquence, sa cause.


 

Par Axel - Publié dans : Billets d'humeur
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Vendredi 1 juillet 2005
C'est grâce au blog d'un de mes visiteurs, Stéphane, libéral citoyen des plus sympathiques, que j'ai découvert le Manifeste de l'Institut Hayek : groupe de réflexion, "think tank", cet institut se propose de défendre le libéralisme, souvent mal compris et mis à mal par des personnes de mauvaise foi. Je me permet, ici, de citer l'intégrale du manifeste, qui mérite vraiment d'être diffusé. Les idées reçues répandues par la gauche et les extrêmes, voir même par les partis politiques français (et de tous les pays) en général, en prennent pour leur grade, dans un texte cohérent et bien écrit. Mais arrêtons le blabla, et passons directement au vif du sujet. C'est certes long, mais ça en vaut vraiment la peine :


Manifeste de l'Institut Hayek

Bruxelles, le 27 août 2003

Pourquoi en Europe les libéraux se sentent-ils toujours tenus de justifier leurs convictions ? Pourquoi n’osent-ils se déclarer tels que devant des intimes et avec force circonlocutions et nuances ? Il y a là quelque chose d’assez absurde. On adresse au libéralisme une série de reproches totalement infondés alors que les sympathisants de mouvements de gauche n’éprouvent jamais le moindre remords à se revendiquer d’idées et de valeurs qui ont activement contribué à la ruine et à la désolation de larges parties du monde au cours du siècle dernier.

Plusieurs mouvements anti-mondialistes ou alter-mondialistes font à peine mystère des motivations misonéistes, anti-humanistes voire anti-démocratiques qui les animent. Pourquoi jouissent-ils d’un tel capital de sympathie ?

Une première explication tient au fait que, contrairement à ces doctrines, le libéralisme ne promet pas la rédemption de l’humanité et la félicité absolue. Ce n’est pas une utopie exaltante qui prend l’homme par la main pour le conduire à la terre promise. Non, le libéralisme est une théorie responsabilisante basée sur une idée simple : la confiance en l’homme. Elle respecte trop ce dernier que pour lui indiquer des buts à suivre. Elle préfère mettre ce dernier face à lui-même plutôt que de lui désigner des coupables à ses infortunes.

Deuxièmement, le libéralisme en Europe n’est pas très militant alors même que les mouvements de gauche sont animés par des individus vibrionnants qui jouissent dans les médias d’une audience formidable. Résultat ? L’espace des revendications et l’avant-scène des débats intellectuels sont toujours confisqués par des personnalités hostiles au capitalisme. Cela se traduit dans les populations par la diffusion massive d’idées au mieux invérifiées et invérifiables (quand il s’agit du climat ou du nucléaire) au pire involontairement ou sciemment fausses (quand il s’agit des "méfaits" du commerce international).

Mais l’une des causes les plus importantes des faux procès intentés au libéralisme tient au fait que cette doctrine est, aussi surprenant que cela puisse paraître, extrêmement méconnue, à commencer par les libéraux eux-mêmes (y compris les membres des partis qui se revendiquent du libéralisme), ce qui a pour effet de fragiliser considérablement la force argumentative des discours des responsables politiques. Beaucoup n’appréhendent le contenu des valeurs libérales qu’au travers des représentations désobligeantes de la rhétorique des adversaires de la liberté. Notons que cette dernière est d’une efficacité redoutable. On peut juger de son succès lorsqu’on réalise que, pour la grande majorité des Européens, le libéralisme se réduit à ce qu’en énonce la vulgate (la main invisible, la loi du plus fort, l’impitoyable concurrence, la performance à tout prix, etc.).

Le libéralisme cohérent est toujours présenté comme une sorte d’extrémisme, une position intransigeante voire inhumaine. Il sera qualifié d’"ultra" alors que personne n’aurait l’idée saugrenue de parler " d’"ultrasocialisme". Les libéraux honteux, dans leur volonté de paraître mesurés, nuancés, modérés, intelligents, se définissent certes comme des libéraux en matière économique mais - s’empressent-ils de préciser - "sociaux" ou progressistes dans les autres domaines. Le concept de "libéralisme social " est une absurdité sans nom. Dans cette optique, le libéralisme n’est plus considéré comme une doctrine auto-suffisante. Elle doit toujours être bâtardisée, mâtinée de préoccupations sociales comme si le libéralisme n’avait que mépris pour les faibles. Il est considéré au mieux comme amoral et au pire comme immoral. Toujours dans cette vison des choses, il importe de tempérer le "capitalisme sauvage" par des mesures protectrices.

En réalité, la notion de "capitalisme sauvage" est une contradiction dans les termes. Le capitalisme ne peut exister sans des règles qui l’encadrent et lui permettent de se développer. La "main invisible", le célèbre concept d’Adam Smith, tant moqué par une multitude d’intellectuels qui n’ont jamais lu une ligne de cet auteur, présuppose toute une armature normative et institutionnelle pour exercer son action bénéfique, armature qui est elle-même le fruit de multiples adaptations délicates en évolution constante. Fort d’une longue tradition de penseurs de premier ordre, le libéralisme est une théorie tant morale, juridique, politique qu’économique.

Le mouvement néo-libéral actuel et la philosophie politique qui l’accompagne occupe une place importante dans le cursus universitaire de tout étudiant américain. Il sont superbement ignorés en Europe. Le libéral européen est tout à la fois incapable de se référer tant à l’héritage qu’aux débats actuels de la doctrine dont il se revendique.

L’émergence d’une force authentiquement libérale doit passer par une révolution des esprits. F.A. Hayek affirmait que notre langage est empoisonné : le simple fait d’adosser le mot "social" à des notions aussi fondamentales que la politique, la justice, l’économie, le libéralisme conduit instantanément à vider ces dernières de toute substance, les renvoyant à une sorte de magma grisâtre et insignifiant. Il faut cesser de s’exprimer (et donc de penser) avec le vocabulaire et les concepts de l'adversaire. Pour lutter à armes égales contre le "prêt-à-penser" et le moralisme ambiant de la gauche bien-pensante, il est impératif que les libéraux opèrent un travail sur eux-mêmes. Cela doit passer par une redécouverte de cette riche tradition trop souvent ignorée. Il ne s’agit pas d'exhumer certaines valeurs poussiéreuses et brandir ces dernières telles quelles. La fidélité à une tradition faillit à sa tâche lorsqu’elle se contente de répéter cette dernière de manière mortifère. Etre fidèle, c’est prolonger cette tradition et la faire évoluer.

Le progressisme, l’originalité voire l’humour sont les instruments dont usent avec succès les mouvements de la gauche. Il n’y a aucune raison qu’ils en conservent le monopole. Il importe de faire preuve d’audace et de présenter certaines idées foncièrement novatrices - tant dans leur contenu que dans leur forme - de manière à répondre aux grandes questions du moment. Il importe de réceptionner les problèmes dans un cadre d’analyse authentiquement libéral et de proposer des solutions appropriées (sans craindre de bousculer allégrement les tabous de la pensée unique).

C’est là la vocation de l’
Institut Hayek.

L’Institut Hayek est un think tank, c’est-à-dire un centre d’études regroupant différents universitaires et dont le dessein est d’influer significativement sur la vie sociale, politique et économique. Il publicise les opinions et analyses de ses membres principalement par voie de presse et au travers de diverses activités (colloques, pétitions, mobilisations, etc.).

Face aux idéologies socialiste, écologiste, altermondialiste ou tout autre mouvement politique, philosophique ou religieux attentatoire aux libertés, l’Institut Hayek cultive en priorité les valeurs authentiques du libéralisme. Il entend également défendre les idéaux démocratiques, les structures de l’Etat de droit, les valeurs de l’atlantisme et celles du progrès dans tous les domaines. Il appuie par principe toute initiative qui entend défendre ces valeurs menacées et propager ces idéaux partout dans le monde.

Dans une optique interdisciplinaire et fidèle en cela à la pensée de F.A. Hayek, l’Institut Hayek milite tout à la fois pour la mondialisation des échanges, la réforme de l’ONU, la création de capacités militaires européennes dignes de ce nom et intégrées à l'OTAN, la lutte active contre les dictatures, le développement de l’énergie nucléaire, l’abandon progressif de la politique agricole commune, la privatisation progressive de l’enseignement universitaire, le maintien et le développement du lien transatlantique, le développement des OGM, etc.

C’est une malédiction de la droite libérale en Europe que de se montrer intellectuellement paresseuse. Faute d’une certaine curiosité et d’une robustesse dans la réflexion, elle est contrainte - lorsqu’elle est amenée à se prononcer sur les problèmes chaque jour plus complexes de notre monde - de se rattacher à la configuration théorique mise en place par des intellectuels de gauche. Les dossiers environnementaux, géostratégiques, technoscientifiques, mondialistes sont vus quasi-exclusivement au travers du filtre interprétatif de la gauche académique.

Le contraste est saisissant lorsqu’on examine le nombre important d’analyses fouillées et argumentées émanant de la droite libérale dans l’univers anglo-saxon. Nos homologues d’outre-Atlantique ont compris qu’il importait de se documenter soigneusement sur toutes ces questions, raison pour laquelle il existe tant de think tanks chez eux.

Au sein des ONG et autres officines de la gauche, il règne une unanimité dogmatique à propos d’une multitude de points qui ne sont plus questionnés et critiqués en tant que tels. L’Institut Hayek veut déconstruire ces évidences et réinstaurer un débat authentique au sein de la classe politique.

L’Institut Hayek entend initier une dynamique. Par la constitution d’un réseau d’intellectuels universitaires appartenant tant au monde francophone qu’anglophone, par la lutte contre la désinformation, la diffusion d’idées neuves, l’affirmation de thèses fortes et argumentées, la rédaction de rapports, la publicisation de propositions concrètes, il se veut à l’avant-garde d’un vaste mouvement libéral de reconquête intellectuelle en Europe.

Par Axel - Publié dans : Actualité
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Jeudi 30 juin 2005

L'actualité des semaines passées est la preuve terrible que le NON était une erreur. Le premier ministre britannique Tony Blair va bientôt être la tête de l'Europe, qui, je vous le rappelle, n'a que son économie (et sa défense, si on veut...) pour la définir. Et mister Blair, au vu de ses dernières prestations, est bien décidé à modifier les règles établies. La France du NON ressemble à un roquet, et le président Chirac ne peut qu'essayer de défendre l'indéfendable, pour essayer d'obtenir un semblant de soutien de la population. Je parle de la PAC bien sûr.


Tony Blair, sommet européen du 23 Juin


Je ne vais pas m'étendre, mais en bref, l'agriculture française est en faillite. Il faut la réformer. Il va y avoir des morts. Et plus ça sera retenu artificiellement par la PAC, plus ça fera mal à la fin. C'est une évidence même. Nous autres sommes les rois des immobilistes. Nous voulons rester une Terre d'agriculture. Ce que nous ne sommes plus. Nous surproduisons. Nous ne sommes plus les meilleurs, dans beaucoup de domaines (qui a dit la viticulture ? Grand blasphème tellement vrai !). Nous allons dans le gouffre. Et si vous rajoutez à ça une population qui ne pense qu'à bosser le moins possible pour gagner le plus possible, sans avoir une once de recul, alors vous obtenez un des peuples les moins actif du monde !

 

La PAC n'est qu'un cache-misère


Qui a dit "assistanat" ? Certains ne comprendront jamais qu'un papillon, pour sortir de son cocon, doit en forcer l'ouverture, développant ainsi ses muscles et lui permettant l'envol initial ! Mais si l'homme, dans sa grande et innocente bonté, écarte un peu l'ouverture avec un couteau pour aider le papillon ? Ce dernier n'est alors pas assez fort quand il en sort, et meurt. La métaphore est parlante...

 

Ce modèle social dont nous sommes si "fiers" est une catastrophe tant l'égoïsme de la population est effarant. Des droits, des droits, toujours des droits, garder des droits, défendre des droits. Mais des devoirs ? Ah non, ça. Manifestons ! Allez, une petite grève préventive, des fois que... Saucisses merguez, Bové et sa pipe, et nous voilà à défendre tout et n'importe quoi à qui mieux mieux. Ca ne fait rien avancer, ça non. L'enfant trop gâté, quand les cadeaux s'arrêtent, il est insupportable, arrogant, mauvais. Il ne réfléchit pas. Il ne pense qu'à son petit bonheur, qu'à ses petites allocations, qu'à ses 35h qui font bien rire tous les autres pays du monde, soit dit en passant... Maintenant ils savent pourquoi on est toujours à la traîne !... Et puis le beauf gréviste de base pense aussi et surtout, ça c'est important, plus que la clim' pour les vieux qui crèvent, oui, il pense, donc... A SON PUTAIN DE LUNDI DE PENTECOTE ! ! ! La bêtise française est sans fond.


La France socialiste : une France fainéante

 

Hum, je m'emporte, mais il faut bien admettre que l'égoïsme dont je parlais plus haut est une caractéristique intégrante d'une (triste) majorité de français... Les défenseurs du NON se disant "européens" (ump, socialistes, ce gland de Besancenot et compagnie) ont fait une campagne de propagande, mensongère. Les souverainistes je n'en parle même pas, les frontistes... Tous ont joué sur les mots et ont renié des évidences, en détournant la constitution : c'est tellement simple de manipuler la masse en lui racontant des âneries sur les délocalisations et consort !

 

De tout ce que j'ai lu, rien n'avait de valeur. Des foutaises, des attaques foireuses... Et les tenants du OUI, perdus face à cette hallucinante déformation de la réalité, n'ont pas su se sortir de l'argument d'autorité certes justifié mais maladroit, "OUI ou crève", malgré toutes les bonnes intentions et les explications (à ce sujet, le meilleur était encore Nicolas Sarkozy, et ca n'est pas de la "pommade"). C'est dommage. Il faut dire que, toute ironie mise à part (si peu ! ;-) ), les Communistes-LCR-LO ont un des plus glorieux modèles dans la manipulation des médias et des foules... Et dire qu'aujourd'hui, on trouve encore des imbéciles pour voter communistes ou extrême gauche (LCR et compagnie) : vous ne valez pas mieux que celui qui vote pour l'extrême droite ! Ouvrez les yeux, bon sang !

 
=

Nous sommes capables du meilleur. Ce qu'il nous manque, c'est de la bonne volonté et de la patience. Il faut arrêter de défendre des idéaux intenables, et essayer d'améliorer le système en place. Une constitution, c'est toujours amendable. Il faut juste arriver au pouvoir. Sachant cela impossible, certains préfèrent déverser leur haine sur une autorité qu'ils ne représenteront de toutes façons jamais. C'est dommageable, pour tous.

 

Le NON a gagné malgré son absurdité. Ses partisans vont s'en mordre les doigts. Ce que j'espère, c'est que peut être la situation sera forcée d'évoluer avec les changements que risque de subir le budget européen... Le plus tôt sera le mieux. J'aime mon pays, et je sais qu'il a ce qu'il faut. Il n'a plus qu'à se réveiller.

Par Axel - Publié dans : Actualité
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Jeudi 30 juin 2005

"On a vaincu la canicule - On a bu avant d'avoir soif"

Alors qu'on n'arrête pas de nous prendre la tête avec la pseudo-canicule, ça fait du bien de voir que certaines personnes ont pris le taureau par les cornes. Nous sommes sur la bonne voie, camarades alcooliques ! Buvons, buvons !... Ou mourrons de cette terrible chaleur, incroyable en plein été (hum). Ya pas à dire, un petit ricard, ça sauve une vie !
Par Axel - Publié dans : En passant...
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Lundi 27 juin 2005

Samedi 25 juin, je suis allé en compagnie de ma petite amie au festival Roc'Han Feu de Rohan, à moins d'une heure de chez moi : au programme de la soirée, notamment, The Servants, La Phaze, Le peuple de l'Herbe... Et surtout : Asian Dub Foundation. Autant dire que rien que pour ces derniers, le déplacement était largement justifié. J'avais eu l'occasion de les voir en première partie de Manu Chao, au Festival du Bout du Monde il y a deux ans : ils sont toujours aussi bons sur scène.

Après le concert 2 de tension de The Servants, la bonne humeur et le rythme enragé des pakistanglais d'Asian Dub, c'était comme une vraie bouffée d'air frais. Le pogo fut des plus animés, j'ai d'ailleurs égaré ma chérie le temps de quelques chansons ! Les quelques gouttes de pluie qui sont tombées furent finalement bienvenues : mine de rien, ça fait du bien ! Bravo, donc, à ADF pour ce concert top niveau, dans une ambiance de folie. Superbe. Le Peuple de l'Herbe suivait après une petite pause bien méritée (le temps de s'acheter un sandwich, quoi !) : épuisés par Asian Dub, et aussi un peu déçus par le Peuple, mon amie et moi sommes allés nous coucher, "à l'arrache" dans la voiture, vers 1h30 du matin. Merci, d'ailleurs, aux teufeurs qui ont égayé notre nuit de leurs kilos de son. Et merci, aussi, aux imbéciles qui n'ont rien trouvé de mieux que de pisser sur les voitures (dont, peut être, la mienne) ou de chier sur des tentes (oui oui, vous avez bien lu !)...

A part ces quelques déboires pas bien méchants, je voulais souligner un gros bémol : les proclamations pseudo engagées des membres d'Asian Dub à la fin du concert, saluées par un public qui ne comprenait rien à l'anglais. Un beau gros fuck général à Jacques Chirac, très intelligent, surtout lancé par des anglais. J'avais honte d'être au milieu de ces centaines de gens qui levaient le troisième doigt face à leur pays. Ce pays qui leur permet de faire la fête dans ces festivals, et de voir ce genre de groupes. Ca m'a en partie gaché la soirée, faut bien le dire. J'ai hué les déclarations d'Asian Dub. J'étais le seul. Enfin... La mentalité de la jeunesse française fait pitié. C'est sûr, c'est pas avec ce genre d'attitude que la France va sortir de sa léthargie !

Alors allez-y gaiement, fumez joints, buvez bières, prenez ecsta et compagnie, votez Besancenot et chiez sur le gouvernement. Ce dernier, au moins, fait quelque chose pour vous. C'est tout à son honneur, car on ne peut pas dire que ce soit réciproque. Et c'est bien dommage.

Par Axel - Publié dans : Musique-Festivals
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Dimanche 26 juin 2005
J'ai décidé d'ouvrir cette section, "Rominet Prod" afin de rendre compte, si on veut, de mes progrès en tant que réalisateur. Hum. c'est légèrement pompeux, quand même... Disons plutôt que je mettrai ici toutes mes vidéos et autres montages, plus ou moins finalisés, plus ou moins scénarisés. Plus ou moins mauvais, en fait. A vous de les commenter, si le désir est trop ardent (ou quelque chose comme ça) !

On commence dès aujourd'hui avec un montage assez court (37 secondes) qui est un petit peu un essai balbutiant des possibilités du logiciel utilisé... Et c'est surtout un gros délire. Mais bon, ça ne vole pas bien haut. Pour le moment, je ne peux exploiter toutes mes idées avec le matériel en ma possession. Mais bientôt, si l'été m'est propice, je serai l'heureux propriétaire d'une caméra ! Et là ça va donner grave sa race, comme diraient d'autres... Enfin, on verra...

En attendant, pleins feux sur Projet Cat, dans lequel vous suivrez les déambulations de Don Diego de la Vega Z comme Zorro, mon félin. Le tout rythmé par la voix mélodieuse de Johnny Cash, interprétant The man comes around... A noter l'apparition de la belle Toupie dans un rôle de victime ébouriffant. Mais jugez vous-même :

MOTEUR ! (cliquez pour télécharger, enfin faut vraiment être gland pour pas savoir ça ! Hum...)

Par Axel - Publié dans : Rominet Prod
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