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Mardi 20 décembre 2005

Act Up est une association créée à l'origine pour lutter contre le SIDA. C'est tout à fait légitime, et il faut reconnaître que leur activisme a, dans les années 90 notamment, joué un rôle dans ce combat de tous les jours pour la vie. On se souvient particulièrement de ce préservatif géant recouvrant l'obélisque de la place de la concorde, geste à portée hautement symbolique : sortez couverts !

Malheureusement, ce militantisme se détourne progressivement de son postulat de base, et, surfant sur une vague tristement marketing, ils ont décidé de s'en prendre au ministre de l'intérieur, président de l'UMP, Nicolas Sarkozy. C'est bien connu, les gens qui ont du succès gènent, en France. Surtout s'ils osent dire les choses telles qu'elles sont, et telles qu'ils voudraient qu'elles soient : quelle honte, d'avoir des idées !

Belle méthode de revendication !


Ainsi, la dernière campagne d'Act Up cible ouvertement monsieur Sarkozy, avec l'affichage dans les rues de Paris de posters représentant ce dernier, et portant la mention "VOTEZ LE PEN". Quelle finesse, quel talent ! Quel amalgame... L'homme politique du moment serait ainsi anti-étrangers, anti-immigration, raciste, et, pourquoi pas!, pro-SIDA ! C'est indécent de relever autant de contre-vérités dans un discours.

Quel mal y a t'il à dire que l'immigration "choisie" serait plus appropriée ? Est-ce être xénophobe que de souhaiter le vote des immigrés non-naturalisés aux élections locales ? Est-ce être raciste que de préferer des immigrer mieux intégrés ? Des banlieues non-communautaires ? J'arrête là cette énumération, loin d'être exhaustive, mais plutôt édifiante. Ainsi, cette campagne d'affichage relève plus de diffamation partisane de bas-étage, celle-là même que pratique monsieur Le Pen, justement... C'est bien le comble !

Seconde affiche, même niveau...


Nicolas Sarkozy et ses partisans ont préféré ne rien faire. Certes, il y a eu quelques commentaires, pour la forme. Mais une fois encore, le mot d'ordre reste d'ignorer ce genre de provocations. Elles sont non seulement peu constructives, mais en plus d'un genre à rabaisser ces opposants, ou devrais-je dire ces détracteurs, tout sauf sérieux.

Messieurs, mesdames membres d'Act Up : pourquoi ne pas revenir à vos "premiers amours", au lieu de prendre parti politiquement, sous couvert de justifications douteuses ? Vous étiez bien plus drôles et plus efficaces quand vous vous limitiez à ce qui s'avère être votre but premier : la lutte contre le SIDA. Alors s'il vous plait, ne devenez pas le virus de notre vie politique. A bon entendeur...

Images : Act Up-Paris

Par Axel - Publié dans : Actualité
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Lundi 19 décembre 2005

Affiche du film

 

Avant hier, deux films m’avaient donné ce sentiment étrange d’avoir regardé une oeuvre bouleversante et fondamentalement différente : Irréversible, de Gaspard Noé, et Mulholland Drive, de David Lynch. Et puis, en ce dimanche 18 décembre 2005, j’ai vu Revolver. J’avais bien apprécié Snatch, du même réalisateur, je veux dire Guy Ritchie. Un film simple mais plutôt bien fait, avec un Brad Pitt excellent, comme souvent. Alors autant dire que je m’attendais à quelque chose d’à peu près équivalent avec Revolver : un petit film d’arnaques, du genre qui passe le temps. Certes, j’avais lu les critiques, tout sauf dithyrambiques. Certes, la note sur imdb.com, moins de cinq sur dix, annonçait tout sauf un bon film. Et pourtant, j’avais ce doux pressentiment que quelque chose allait se passer, qu’il fallait que je le regarde malgré tout, contre tous… Décision judicieuse, au final.

 

Revolver est un film fabuleux. Une des plus grandes supercheries cinématographiques de notre temps, mais aussi l’une des réalisations majeures du grand écran. Délicieusement absurde, honteusement maîtrisé sous couvert d’un jeunisme trompeur. Un film qui renvoie Fight Club ou Usual Suspect, pour ne citer qu’eux, au rang de petits téléfilms sans envergure, c’est rare. Et c’est bon. Je ne ferai pas l’insulte à mes lecteurs de faire une analyse bâclée de ce film. Si j’en fais une, ça sera lorsque j’aurai plus de temps, de recul, et le DVD, aussi… D’ailleurs, je me demande même si une critique est faisable sur ce film. Là, j’ai encore ce nœud au ventre, ces picotements dans le corps, cette sensation incroyable d’avoir vu quelque chose d’unique et d’inexplicable. Comme lorsqu’on tombe amoureux pour la première fois, comme lorsqu’on dévoile quelque chose caché au plus profond de son âme. Revolver m’a tiré une balle en plein cœur. Merci Guy Ritchie.

Par Axel - Publié dans : Cinéma-Télévision
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Samedi 17 décembre 2005

Prologue !

 

J'aimerais être un homme du futur : mon présent d'aujourd'hui, alors, me semblerait plus clair...

 

Epilogue ?

 

Troublés, les esprits se heurtant à la fleur d'ivresse. Paradis artificiels de Baudelaire, assassins de ma conscience, les hallucinations commencent. Etat de nature ? Nature de l'homme : sa vue est double, et rougeoie dans la fumée sombre et opaque, bien qu'éphémère. La vie - celle-ci - n'est qu'ombre de la mort, et cette fleur apaisante l'éclaire. - Doutes - L'amour est la lune ? Alors la nuit est tombée depuis longtemps sur mes jours. Des gestes simples ont suffit à rendre toute lutte vaine. - Mensonges - Je suis grisé, ma tête est lourde, lourde. Légère.

 

Résu-mais !

 

Tous mes sens troublés
Par cet onguent épicé,
Odeur fraîche de l'été,
Bonheur sans cesse réitéré...


Ici et maintenant doivent jaillir :
Des vignes, des parades, de la thyrse,
Et franchement je ne pourrai fuir,
Enivré, hébété, ou pire.

 

Alexandr-hein ?

 

La nuit est sombre ici et j'ai vu de mes yeux,
Ces songes qui me nuisent, qui me poussent à l'ivresse.
Sans cesse ils me font peur et mon âme est en liesse
De voir, d'entendre le monde toujours mourir un peu...


Crépuscule des Dieux ? Négation des cieux rouges.
Mes rêves ont disparu, remplacés par la foule,
C'est la révélation, alors, le peuple bouge,
C'est la révolution, nous nous réveillerons saouls...


Les cris déchirés, nus, d'une femme m'ont parcourus,
Comme le frisson d'horreur provoqué par ma peur.
L'heure tourne, ma tête est lourde, et toute ma joie n'est plus...


Dépassez la réalité ou bien stupeur !


Les cauchemars ne sont pas artifices du réel,
La souffrance peut donner de la haine, du plaisir,
Ce qui fait rire, dans le sommeil, disparaît tel
Une vision, hallucination du pire. La vie.

 

FIN.

Par Axel - Publié dans : Ecrits, rêveries
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Mardi 22 novembre 2005
J'avais écris le billet "Racailles, et caetera" assez rapidement, sans développer vraiment ma réflexion... Et puis je suis tombé sur une opinion parue dans Le Monde du mardi 22 novembre, qui reflète bien ce que je pense des casseurs. Et ce qu'il faut en penser, tout court.

C'est un article de André Glucksmann, philosophe et écrivain. Je ne suis pas tout le temps du même avis que lui, mais force est de constater que sur le sujet qui nous intéresse, sa clairvoyance est évidente. Je met un court extrait, et vous invite à aller lire de bout en bout ce point de vue, sur le lien qui suit :

Lire l'article d'André Glucksmann : Les feux de la haine

Un extrait :

"Brûler des véhicules vides est un délit. Enflammer des bus pleins, vider sous les passagers des bidons d'essence et craquer une allumette est un crime. Faut-il être philosophe pour distinguer les violences contre les choses et la terreur contre les personnes ? Un seuil a été franchi. Voici venue l'heure du nihilisme. Il prend au sérieux un slogan jusqu'alors fantaisiste : "Nique tout !"

Les cas de cruauté ne soulèvent aucun sentiment d'horreur ni de répulsion chez les insurgés. Eux qui déplorent à juste titre le sort de deux jeunes électrocutés n'ont pas un mot, pas un regard pour les victimes et les morts qu'ils font. Comme si le cap du respect humain une fois franchi, la lutte à mort devenait règle.[...]"

Par Axel - Publié dans : Actualité
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Vendredi 11 novembre 2005

J'en ai assez de l'hypocrisie ambiante dans notre société. Des gens qui agissent comme des racailles, qui se vantent entre elles d'être des racailles ("caillera", en verlan ça passe mieux, à priori), oui, ces personnes là sont des racailles. Notre ministre de l'intérieur n'est pas fautif. Ses paroles sont utilisées comme une fausse justification des actes inexcusables d'une minorité turbulente, composée de jeunes d'ailleurs black/blanc/beur. Ils n'appellent personne à l'aide, ils saccagent parce qu'ils sont idiots, c'est aussi simple que cela.

 


Tout ça pour quoi ? Pour montrer qui sont les plus forts ?

 

Comment les nommer autrement ? Ils brûlent les voitures de gens qui n'ont pas besoin de ça. Ils caillassent les pompiers et tout ce qui représente l'autorité. Ils balancent des cocktails molotov sur les bus qui les transportent, sur les entreprises qui les embauchent, et même, et c'est bien triste, sur des écoles maternelles,... Ce sont des idiots, vraiment. Des fous furieux ? Peut-être aussi. Ils pourrissent la vie de ceux qui, eux, veulent réussir. Qui ne passent pas leur temps à fumer des joints dans les hall d'immeubles en attendant que ça se passe. En refusant de se prendre en main.



Un pompier éteint l'incendie de la cantine d'une école...


Nicolas Sarkozy n'a rien provoqué, n'a rien enflammé. Les bandes de casseurs n'ont d'autre revendication que la médiatisation. Ils ne sont pas à plaindre, il faut arrêter de dire "c'est la faute de la République, de nos politiques d'immigration",... C'est faux. C'est leur faute. A ces racailles. Alors qu'on arrête la chasse aux sorcières. S'il faut aider des jeunes de banlieue, il ne s'agit pas des émeutiers. Les seuls qui peuvent les aider, ce sont eux. Ils ne sont pas des racailles ? Alors qu'ils le prouvent, mais autrement qu'en brûlant des voitures. Merci.

 


En attente d'être jugés au Palais de justice de Bobigny


Un dernier mot pour les fanatiques de la LCR : appeler les émeutiers mineurs à braver le couvre-feu, c'est vraiment une position irresponsable et indigne d'un parti qui se dit politique. Monsieur Besancenot, vous ne valez définitivement pas mieux que Le Pen, et représentez un danger pour la République. Ceci est un appel à mes lecteurs : ne votez pas pour un parti qui ne respecte pas son pays et ses habitants, qui pousse à l'incivilité.

Par Axel - Publié dans : Billets d'humeur
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Lundi 17 octobre 2005
L’exposé d’un triste constat. Décidemment, le monde est bien trop irrationnel, et le comportement de certains tellement paradoxal dans une société dite civilisée…

CRS-SS, étudiants-diantsdiants

Si vous suivez un peu l’actualité bretonne, et rennaise en particulier, vous aurez certainement entendu parler des fréquentes rixes entre jeunes éméchés et forces de l’ordre lors des soirées étudiantes (le jeudi, donc). Bon, il faut bien l’admettre, être accueilli à la sortie des bars par des cordons de CRS, ça peut surprendre. On peut le contester, aussi : se déroule-t-il quelque guerre qui expliquerait ce couvre-feu autoritaire ? Ca, c’est la réaction à chaud. Avec trois grammes dans le sang et une « binouze » à la main… Gauche s’entend, le poing droit étant rageusement levé vers le ciel.

Mais posons-nous les bonnes questions :

  • Est-ce constructif de se prendre une cuite tous les jeudi soirs ?
    Non, c’est même malsain si vous voulez mon avis.

  • N’est-il pas normal de considérer le boucan estudiantin comme du tapage nocturne ?
    Si, c’est bien légitime : les limites du supportable sont largement dépassées.

  • Chanter l’Internationale à tue-tête, à 3 heures du matin, est-ce encore de l’engagement ?
    Je ne crois pas, et en plus, bonjour la cacophonie.

  • Tenir tête aux CRS, et se plaindre ensuite qu’ils réagissent, est-ce être militant ?
    Evidemment non, ce serait plutôt de l’inconséquence.
La sanction est immédiate : ces étudiants-là ne méritent que le mépris, et les lacrymo’ qui vont avec. Franchement, les gars, les filles, regardez-vous. Vous vous trouvez malins, peut-être ? Mais laissez-moi rire ! Pourrir la vie des riverains, ce n’est définitivement pas être militant. Et je ne parle pas seulement de pollution sonore...

Bienvenue à la décharge

On trouve de tout le vendredi matin dans le centre de Rennes : bouteilles, canettes, papiers gras, kebab pas finis, flaques d’urine, paquets de clopes, vomis aux couleurs de l’arc-en-ciel,… J’arrête là, la liste étant des plus longues. Respecter son environnement proche, c’est la moindre des choses et c’est bien plus facile à faire que de changer le monde. Mais bon, c’est sûr, vous vous sentez fiers et engagés, vous menez le bon combat contre cette société qui, c’est un scandale !, ne vous laisse pas continuer « tranquillement » la soirée. On n’a même plus le droit de déambuler dans les rues tout en hurlant des choses incompréhensibles pour les non-initiés au langage de l’homme saoulé : quelle cruelle violation des droits de l’homme ! Et ne parlons pas de ces pauvres dealers de la place Sainte-Anne, persécutés par les gendarmes : c’est la mort du petit commerce, je vous le dis !

Jeunes et cons ?

J’aime faire la fête. Il m’arrive de boire plus que de raison, comme tout le monde oserais-je ajouter. J’ai même fait de sacrées conneries. Cependant, je ne peux cautionner l’attitude de certains qui soi-disant prêchent la bonne parole (grosso modo : « Policiers, enculés ! Vive la fête, bourrés et solidaires ! »). Franchement, vous êtes dans le faux, les mecs. Primo, être saoul à lier, ça n’est pas « cool », il n’y a pas de quoi en être fier. Ensuite, cela ne doit pas être défendu comme un acte politique : il ne faut pas faire valoir un pseudo droit éthylique à emmerder le monde ! Vous devriez pourtant vous estimer heureux… L’ivresse sur la voie publique est interdite : si la Police était un tant soit peu zélée, il faudrait des dizaines de cars et une cellule de dégrisement grande comme le Stade de France… Alors, profitons de cette liberté incroyable qui est la notre, mais surtout, n’en abusons pas sous couvert de fausses justifications. La citation est célèbre : la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres.

Epilogue

On me disait : « Tu verras, Rennes c’est une ville de gauche ». Peut-être, ça ne me dérange pas, je ne suis pas sectaire. Par contre, que ce soit une ville remplie d’étudiants irresponsables et abrutis, ça… Conclusion ? Une société de saoulards, qu’ils soient de gauche, de droite, voire apolitiques, n’est pas souhaitable, vraiment.
Par Axel - Publié dans : Billets d'humeur
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Mercredi 14 septembre 2005
Vous avez pu remarquer le manque flagrant de mises à jour sur mon blog ces derniers temps : je dois admettre qu'avec ma rentrée en fac (faut bien étudier !), dans une matière qui demande tant de rigueur (le droit), il m'est difficile pour le moment de blogger comme je le voudrais. J'essaierai néanmoins de publier quelque chose de nouveau chaque semaine...

Attendez-vous a des critiques de film (notamment l'excellent Four Rooms, réalisé entre autres par un certain Quentin Tarantino), à quelques courtes nouvelles, tout comme à un compte rendu "brut" de mon passage cet été au festival "La Route du Rock", à Saint-Malo. J'ai aussi et surtout quelques points de politique (voire de philosophie politique, si l'on peut dire) à aborder, mais j'y reviendrai bien assez vite.

Pour le moment, je vous dis à bientôt, et restez branché sur pointofview : une mise à jour est si vite arrivée !

PS : Béné, Lio, Val, et tous les Lost-addict ==> ils ne sont pas les survivants qu'ils pensaient être... J-7
PS 2 : pour ceux qui ont mon portable et qui voudraient me joindre cette semaine, ça s'annonce difficile, j'ai quelque peu oublié mon chargeur de batterie... Donc pas de panique !
 
Par Axel - Publié dans : En passant...
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Mardi 23 août 2005


Date de sortie :
28 janvier 2004
Réalisateur : Alain Chabat
Genre : Comédie préhistorique
Durée : 1h38mn

SYNOPSIS :


Deux tribus, les cheveux propres, détenteurs du secrêt du shampoing, et les cheveux sales, sont en guerre depuis des siècles. En effet, les cheveux sales sont jaloux de la propreté de leurs adversaires. Un soir, un meurtre, le premier de l'humanité!, est commis parmi les cheveux propres... C'est donc sur fond de guerre surréaliste que va avoir lieu la première enquête policière du monde...


Pierre-François Martin Laval et Jean-Paul Rouve

AVIS :


Très attendu, le troisième film du très "Nul" Alain Chabat se déroule donc en pleine préhistoire, le 28 pour être précis. D'après une idée des Robins des Bois, humoristes passés par Comédie! et Canal+, Chabat a essayé de réaliser un film d'humour décalé, lointain cousin de l'oeuvre des Monty Python. On pensait qu'avec un co-scénariste de ce niveau, les "Robins" allait nous pondre un film culte en puissance...


Toute l'équipe des Robin des Bois

Malheureusement, si les sketchs des 5 taré(e)s passent plutôt bien à la télévision, en format "court", force est de constater que deux heures de cet humour bien spécial, ça lasse. Les rires sont rares, et les bonnes idées, même nombreuses, ne sont pas assez exploitées. Un film qui se veut drôle et qui ne fait rire qu'une seule fois, c'est selon moi un film raté : certes, on sourit souvent, mais finalement c'est plus de la compassion pour un film dont on attendait tant.


Un casting de rêve : ici, Gérard Depardieu

Et puis le matraquage télévisé pour la promotion de RRRrrr!!! était de trop : pas un jour sans qu'une émission n'invite Alain Chabat ou les Robins, deux semaines précédents la sortie ciné. Au final, on se retrouve face à un tas de bonne idées noyées dans un scénario faible, aux gags (trop) décalés, et à la réalisation fade. Dommage...
 
Par Axel - Publié dans : Cinéma-Télévision
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Lundi 22 août 2005


Date de sortie : 22 octobre 2003
Réalisateur : Gus Van Sant
Genre : Drame
Durée : 1h21mn
Interdit aux moins de 12 ans

RESUME :


"Columbine", dans la ville Nord-Américaine de Littletown, est un lycée comme les autres. Les élèves jouent au foot, travaillent à la bibliothèque, se pressent pour ne pas être en retard,... Bref, la vie suit tranquillement son cours. John McFarland (John Robinson) a 17 ans, son père est alcoolique, mais il se débrouille tant bien que mal pour réussir ses études. On croise aussi dans les couloirs un photographe amateur, une adolescente complexée, ou bien encore un jeune couple... Tous à l'image de la foule constituée des élèves du lycée : il n'y a pas de héros, juste des gens normaux. La vie est d'une terrible banalité, à Columbine.



Et puis, deux élèves, Alex (Alex Frost) et Nathan (Nathan Tyson), arrivent, sacs militaires sur les épaules : "Casse toi de là, ça va péter", expliquent-ils rapidement à John, alors à l'extérieur du lycée. Et soudain, on sombre dans l'horreur. Les deux amis sortent des fusils de leurs sacs et tirent à tout va. C'est le massacre : la banalité subitement rompue par les cris et la mort...



AVIS :

Gus Van Sant, réalisateur américain (Will Hunting, Gerry, Last Days,...), n'aura pas volé la palme d'or décernée à Elephant en 2003. Tiré d'une histoire vraie (la tuerie de Columbine, le 20 avril 1999), ce film est une nouvelle preuve de la grande vivacité du cinéma d'auteur américain. Filmer la banalité tournant au massacre est un véritable tour de force qu'il faut saluer comme il se doit. En suivant de dos, la plupart du temps, les protagonistes du récit, Gus Van Sant transmet le sentiment que l'horreur peut venir n'importe où, n'importe quand : tous ces élèves qui vivaient si normalement, fauchés soudain par les tirs de leurs camarades perturbés, on ne peut pas y croire mais le réalisateur a rendu le film crédible en limitant les effets de stylé.


Gus Van Sant

Filmé avec maestria (prix de la mise en scène à Cannes, en plus de la palme d'or !), doté d'une photographie magnifique et d'une bande son tellement efficace (Beethoven),, Elephant est un chef-d'oeuvre. Les acteurs, non-professionnels pour la plupart, jouent admirablement, avec une mention spéciale pour John Robinson [qui a joué depuis dans Les seigneurs de Dogtown, Lords of Dogtown en VO]. Bref, c'est un vrai coup de coeur personnel, que je conseille vivement. On le trouve facilement en DVD, à un prix très abordable. Enfin, pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur le massacre ayant inspiré Elephant, deux liens :

-Un récit ultra-complet, en anglais
-Un résumé, en français


Les deux tueurs originaux
 
Par Axel - Publié dans : Cinéma-Télévision
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Mardi 2 août 2005
Je tiens vraiment à vous faire partager un "point de vue" paru dans le journal Le Monde du 28 juillet dernier. C'est Maurice Levy, président du directoire de Publicis, qui a écrit cette tribune impitoyable dans sa vision réaliste et blasée de l'état économique de notre pays. Son état d'esprit, aussi. L'introduction, sur les JO, est vraiment bien vue. A lire, assurément, par ceux qui veulent être confortés dans leur envie de changement, mais aussi par les alchimistes de la politique qui pensent qu'il faut plus de social pour avoir moins de chômeurs : autant faire de l'or avec du plomb... Enfin bref, j'attend vos commentaires avec impatience. Le "point de vue" de M. Levy est assez long, mais ça ne doit pas vous empêcher de le parcourir ! A noter qu'il ne s'agit aucunement d'une vision pessimiste de la France, mais bien d'un constat "présent" sur une situation qui peut, qui doit évoluer dans le bon sens. Le gouvernement qui s'attelera à la tâche sera forcément impopulaire, dans un premier temps. Mais il faut passer par là pour que notre pays revienne au tout premier plan et sorte de la crise. (Axel)

Sur le déclin, exactement

Le déchaînement des critiques à l'endroit du maire de Paris et des équipes qui ont conduit la candidature de notre capitale pour accueillir les Jeux olympiques de 2012 a quelque chose de pathétique.

Oui, c'est triste d'avoir perdu cette belle occasion. Pouvons-nous faire mieux ? Rendre notre candidature plus attrayante ? Sans doute. On n'est jamais parfait et on peut toujours mieux faire. Mais ceux qui cherchent la cause de notre échec dans une quelconque faiblesse de notre dossier ou de nos présentations se trompent. Un travail exceptionnel, qui nous a amenés tout près de la victoire, a été réalisé, mais hélas, dans ce genre de compétition, il n'y a de podium qu'à une place.

Qu'est-ce qui nous a fait perdre ? Ayant suivi les choses de très près bien avant l'annonce même de la candidature de Paris, je ne crois pas que le dossier soit en cause ; je crains que le vrai responsable de notre échec soit l'effet de halo de notre image dans le monde.

On se rétrécit, on se rabougrit et on donne l'image de perdants. Et nul n'a envie de rejoindre des perdants. Mais si les réactions à l'échec ont été pathétiques, ce qui l'est davantage, c'est l'espoir, le rôle, la place que l'on donne aux JO pour redonner de l'espoir, de l'énergie et un projet pour la France ; un horizon aux Français.

Il faut vraiment qu'on n'ait pas grand-chose pour en arriver là. Et c'est hélas vrai. Il serait temps qu'on écarquille les yeux, prenne une douche glacée et regarde la réalité en face : nous sommes sur le déclin avec une pente qui va s'accélérant.

Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie a rappelé notre endettement et le fait que nous vivons au-dessus de nos moyens. Les chiffres étaient pourtant connus et, à ce jour, nul gouvernement depuis vingt ans n'avait voulu en déduire les conséquences. Les chiffres qui attestent de notre déclin sont aussi connus de tous.

Ces chiffres, connus de tous, je ne vais pas les rappeler : un chômage, véritable cancer qui ronge notre société ; une croissance qui peine et dont les fruits sont consommés avant même d'avoir été cueillis ; des entreprises qui perdent de leur compétitivité et dont les contraintes de fonctionnement handicapent leur avenir ; des créations d'emploi en panne ; une innovation qui ne débouche pas sur l'industrie et le marché, à quelques exceptions près ; et des réformes qui restent timides et le plus souvent à l'état de déclaration d'intention.

Tout ceci nous amène à nous replier sur nous-mêmes et, comme toute personne inquiète, à surréagir, donnant au monde l'image de ne pas être maître de soi, comme ce fut le cas la semaine dernière à propos de rumeurs boursières.

Dans cette économie planétaire, nous donnons l'impression d'être un village gaulois. Mais, au contraire de celui d'Astérix, il ne fait pas sourire et fera encore moins sourire nos enfants et petits-enfants dans vingt ans.

Que nous le voulions ou non, nous vivons dans une économie mondiale et sommes en compétition avec des pays à bas salaires. Ces derniers ont pu progresser, améliorer leurs positions, la situation de leurs populations, ce qui était l'objectif de la mondialisation et une formidable réussite dont on doit se réjouir, même s'il y a encore beaucoup à faire pour les aider à lutter contre la pauvreté, le sida et d'autres fléaux.

Là où tout le monde s'est trompé c'est sur la vitesse à laquelle les barrières technologiques et du savoir, supposées remplacer les barrières douanières ou les quotas, sont tombées, rendant nos économies occidentales encore plus vulnérables, mal préparées qu'elles sont à lutter contre la Chine, l'Inde, la Corée ou Taïwan.

La morosité ambiante tient au fait que rien ne peut être fait et personne ne semble avoir la solution. En fait nos politiques ont, de tout temps, joué les pères de la nation, protecteurs de leurs ouailles et souhaitant éviter aux enfants que nous sommes les tourments des crises. C'est louable et généreux. Merci. Mais cela ne nous prépare pas à affronter l'adversité.

Souvenons-nous, au lendemain du premier choc pétrolier, alors que les Néerlandais prenaient leurs bicyclettes pour économiser l'essence, notre bon président nous expliquait que nous pouvions (et méritions) de prendre notre voiture pour les promenades du week-end.

Plus tard lorsqu'il fallait ­ hélas ! ­ procéder aux licenciements économiques, l'indemnisation fut portée à 90 % (permettant ainsi aux personnes licenciées de toucher en net plus, sans travailler. Pourquoi, dans ce cas, se précipiter pour trouver un emploi ?). La liste est longue. Par charité, je m'arrêterai là.

En procédant ainsi nous avons infantilisé les Français, voulant leur éviter les difficultés. Inconscience ? Malvision ? Incompétence ? Générosité mal calculée ? Le pompon fut tout de même cette absurde décision des 35 heures où on a expliqué à l'envi que nous pouvions travailler moins et gagner plus.

Comment dans ce contexte espérer que ces mêmes Français puissent accepter la réforme, les réformes indispensables ? Comment espérer réformer dans le consensus ? Où a-t-on imaginé cela possible ?

Il faut avoir le courage de dire que sans des réformes sérieuses nous allons dans le mur et, en responsables, accepter les conséquences et, éventuellement l'impopularité et voire même la confrontation.

Il faut se pénétrer d'idées simples : nous ne pourrons créer plus d'emplois sans alléger la fiscalité, sans simplifier la législation du travail, sans admettre la flexibilité et sans autoriser de jure et de facto les fluctuations d'effectifs. Et, crime contre l'esprit, sans revoir la fiscalité des capitaux et des revenus. Donc revoir l'organisation de notre bon Etat et de nos administrations et les réformer sérieusement, profondément.

La vitesse de changement conduit à des transformations d'entreprise, de services et des emplois. En forçant les entreprises à suivre des processus compliqués, administratifs et maintenant judiciaires, on inhibe l'esprit d'entreprendre et on condamne ou réduit la croissance et la création d'emplois.

Beaucoup de nos lois, de nos réglementations, de nos dispositions sont autant de décrets contre l'emploi.

Pour certains, ceci ressemblera fort à un discours libéral, que dis-je ultralibéral. Non, c'est un discours de progrès. C'est la réforme seule qui permettra de redonner à la France de l'énergie le goût d'entreprendre et l'envie de prendre des risques, de rapatrier les capitaux et de ramener les investisseurs en France et finalement de créer des emplois marchands et compétitifs en nombre suffisant pour lutter efficacement contre le chômage.

C'est une approche qui demande du courage, une abnégation rare de nos jours et une vision supérieure de l'intérêt de la nation. Et une vraie ambition... pour la France.

La France gagnera plus en étant ouverte sur le monde. Nous avons des talents, des capacités, un niveau d'éducation supérieur à bien des pays. La liste est longue et dans bien des compétitions économiques nous avons des avantages décisifs.

Nous avons besoin d'espace, de liberté et d'un souffle porteur qui nous mèneront vers la réussite.

Le déclin qui nous amènera demain à céder notre place de façon quasi inéluctable à la Chine doit être stoppé net par des décisions ambitieuses, courageuses, qui redonnent l'espoir.

Y a-t-il un homme politique capable de se dépasser, de dépasser ses propres ambitions au nom d'une certaine idée de la France ?




   Maurice Lévy

Par Axel - Publié dans : Actualité
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