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Samedi 14 avril 2007
Vu sur le site internet du journal Le Monde, cet article résume les propos de Nicolas Sarkozy concernant la trahison de la gauche vis à vis de ses valeurs. En guise d'illustration sonore, cliquez ici pour entendre une partie de ce discours...

Nicolas Sarkozy se pose en défenseur des "valeurs que la gauche a trahies"
   
Après plusieurs semaines où il s'était presque exclusivement adressé aux électeurs de droite et d'extrême droite, Nicolas Sarkozy s'est à nouveau tourné vers l'électorat socialiste, citant Jean Jaurès et Léon Blum, jeudi soir 12 avril à Toulouse, pour accuser la gauche de délaisser son héritage.

"Les valeurs que la gauche a trahies, moi je veux les remettre au cœur de la vie politique française", a lancé le candidat de l'UMP devant environ 8 000 personnes réunies au parc des expositions."Ce que la gauche de jadis a accompli, au-delà de toutes ses erreurs, (...) pour les travailleurs, pour les plus démunis (...), je voudrais dans le monde tel qu'il est (...) que nous l'accomplissions à notre tour parce que la gauche ne le fera pas, parce que la gauche est incapable de lutter contre les injustices", a-t-il affirmé.

"LA GAUCHE A TRAHI JAURÈS"

"Jaurès disait, la nation c'est le seul bien des pauvres. La gauche a abandonné la nation à l'extrême droite (...). La gauche a renié la république de Jaurès (...). La gauche, en dévalorisant le travail, a trahi Jaurès", a lancé le candidat de l'UMP, elle "a oublié les ouvriers", confond "la liberté et le laxisme", ne défend plus "l'idéal" de "la propriété pour chacun" mais du "logement social pour tous" et incarne "l'immobilisme", a-t-il dénoncé.

Tout en se réclamant de la "droite républicaine", il a revendiqué l'héritage du Front populaire concernant le droit du travail, des congés payés et de la Sécurité sociale, et repoussé les accusations de "captation d'héritage". "Je sais, j'insiste un peu, mais ça fait tellement plaisir à Ségolène Royal et à François Hollande", a-t-il ironisé. La candidate socialiste "ignore Camus, alors je le reprends à mon compte. Elle a oublié Blum, alors j'en parle, elle ne connaît pas Jaurès, alors je le cite. C'est tellement plaisant d'aider les autres", a-t-il poursuivi. "Si elle veut citer Raymond Aron, Michelet, si elle veut citer le général de Gaulle, il n'y a aucun problème. J'adore les convertis de la dernière heure", a-t-il dit.

L'ancien ministre de l'intérieur a aussi accusé la gauche d'avoir"pris le goût au pouvoir (et des) privilèges", de signer des "pétitions" contre les expulsions de squatters alors qu'elle "n'accepterait pas que ces mêmes squatters s'installent au bas de ses immeubles". Selon lui, cette "gauche de la bonne conscience est dangereuse parce qu'elle est sectaire (...), [elle] excommunie ceux qui ne pensent pas comme elle".


SARKOZY.FR
Vendredi 13 avril 2007
Je sors de ma torpeur de ces derniers mois pour mettre mon blog à jour et vous faire part de ma peine, lorsque je lis, lorsque j'entends, que Nicolas Sarkozy est un homme dangereux, l'homme à abattre, pour la gauche. La diabolisation autour de ce personnage est une honte : à vrai dire, depuis Léon Blum, aucun homme politique n'avait été à ce point diffamé et insulté. Il est vrai, en plus, que c'est fort argumenté et que ça alimente le débat. Débat à sens unique, vu que pour la gauche et le centre-mou, aveuglés on ne sait trop comment, c'est Bayrou ou pire, Royal, qui représentent le salut ! Et ils ne voient pas que ce sont eux qui insultent Nicolas Sarkozy, et non l'inverse ! Triste campagne : il n'y a que Nicolas Sarkozy pour parler politique et réformes... Il n'y a que Nicolas Sarkozy pour croire aux réformes libérales. Pour croire, en d'autres termes, au futur.

En effet, la stratégie de Bayrou, par exemple, ni droite ni gauche, est purement électoraliste. Bayrou, c'est le vide. Bayrou, c'est Ségolène en homme. Bref, Bayrou, c'est la promesse qu'en cinq ans la France ne fera aucune des réformes nécessaires pour la France. Des mesurettes, au mieux. Aujourd'hui, il faut embrasser le libéralisme : la sociale-démocratie de la gauche est un échec partout dans le monde. Le modèle qui marche est le modèle libéral. Le problème, en France, c'est la persistance d'un fort mouvement d'extrême gauche, propagandiste et populiste, qui berne son monde et qui monte le peuple, si crédule lorsqu'il est malheureux, contre le libéralisme. C'est bien dommage.

Vous voulez réduire le chômage ? Relancer la croissance ? La solution n'est pas dans les 35h ou dans les demi-mesures à la Bayrou-Royal ! Les 35h, par exemple, c'est le partage du travail, c'est donc considérer qu'il y a un niveau maximum d'emplois, qu'il faut partager. Quelle erreur ! Quelle triste constat ! Des emplois, il faut en créer pour réduire le chômage sur le long terme. Comment ? D'abord, en réformant le code du travail : nous sommes la risée du monde. Comprenons enfin que le travail n'est pas une souffrance, c'est ce qui fait tourner nos vies, ce qui fait tourner le pays ! Ensuite, en baissant l'impôt sur le revenu et en supprimant l'ISF afin de faire revenir l'investissement en France et ainsi créer plus d'emplois. A force de taxer, taxer, taxer, on ampute nos forces productives d'envies de créer, d'envies d'investir, d'envies d'innover : voilà pourquoi nous avons 9% de chômage.

Le libéralisme, c'est redonner aux gens leur liberté de produire sans perdre les principaux subsides, aujourd'hui utilisés pour financer une sécurité sociale idiote, en faillite, ou pour financer des fonctionnaires trop nombreux, à la productivité en berne. Il faut privatiser la sécurité sociale, développer la capitalisation des retraites, réformer les statuts spéciaux des fonctionnaires, en limiter le nombre (privatisons la sncf, edf/gdf),...

Bref, le libéralisme, c'est l'espoir. Demandez à tous ces pays qui vont mieux que la France : ont-ils fait des réformes socialistes ? Ont-ils instaurés les 35h ? ... NON ! Bien sûr que non. Alors arrêtons d'entendre les sirènes gauchistes se lamenter sur les pseudo-défauts du libéralisme. Retrouvons notre liberté, et nous retrouverons notre dignité d'une grande nation, d'une France dynamique et productive. Redevenons un modèle, mais un modèle de progrès et de modernité, pas d'immobilisme et de conservatisme. Votons Nicolas Sarkozy. Le seul qui puisse aller dans ce sens sans faillir fasse aux hurlements des partisans d'une ochlocratie ! Pour la France, pour la République, pour la Démocratie, c'est Nicolas Sarkozy la seule et unique solution.
Mardi 26 décembre 2006
Le titre de ce nouvel article peut interpeller, j'en conviens. Mais il y a une bonne raison. Enfin, il y en a des tas, mais là, je viens de tomber sur une véritable perle justifiant cette affirmation, la première affiche de campagne du PS... Avant d'aller plus loin, l'affiche en question :



Passons sur l'image, dont le caractère flou exprime à merveille les positions de Mme Royal… Bref. Ce qui est intéressant ici, c’est le slogan : « Ségolène Royal - pour que ça change fort ! ». Selon la candidate socialiste, cette phrase reviendrait souvent, dans ces termes, lors de ses discussions avec les « gens de la rue », c'est à dire vous et moi. Car on le sait, le français moyen a besoin de slogans moches qui sentent le terroir et la soirée bien arrosée pour être intéressé… De là à conseiller à Mme Royal de reprendre à son compte les slogans trouvés par « les publicitaires » du sketch éponyme des Inconnus, et notamment le fameux « qui qui c’est qu’il nous faut voter pour ? », il n’y a qu’un pas ! Vous m’aurez compris : on ne peut que s’indigner face à l’attitude du PS, qui, on en revient au titre, prend vraiment les français pour des c... . Incapables de comprendre quelque chose d'un peu évolué, obligeant les politiques à leur parler comme à des enfants de 4 ans. Allez, dans mon infinie bonté, je m’en vais de ce pas faire quelques propositions de modifications applicables à cette accroche :

-« Ségolène Royal - pour que ça rock fort ! », comme ça les beaufs que nous sommes auront l’occasion ET de rire du formidable jeu de mots, et de saluer la publicité pour le terroir national (surtout les fromagers). Enfin, qui sait ?, peut-être que ça fera revenir Johnny par chez nous !

-« Ségolène Royal - pour que ça taxe fort ! », cf l'augmentation des impôts sous-entendue par François Hollande la semaine dernière


-« Ségolène Royal – pour que ça glande fort !», un slogan saluant le soutien de la candidate aux 35h généralisées…

A bon entendeur !
Lundi 25 décembre 2006
Dans Le Monde daté du samedi 23 décembre, la député UMP de l'Essonne, madame Nathalie Kosciusko-Morizet, donne son point de vue sur le PS et sa candidate à la présidence. Des propos salutaires, en ces temps de "ségolénite aigue". J'ai surligné les passages les plus édifiants  :

"Il ne suffit pas d'être le candidat du PS pour être de gauche. La situation devient totalement baroque. A bien écouter Ségolène Royal, sa logorrhée sur l'ordre moral, son obsession sur les mineurs, son bavardage sur chacun des sujets qu'elle aborde sans jamais exprimer la moindre idée, le plus petit commencement d'une proposition concrète, des frissons commencent à nous parcourir.

Dans la tradition de chaque parti politique, on cache au placard de l'Histoire un objet obscur, un rejeton qu'à aucun prix on ne veut voir ressurgir. Et pourtant là, à y regarder de près, et comme l'on dit aujourd'hui en toute transparence, ce discours-là évoque des thèses, des prises de position, une culture, une posture qu'avaient adoptées des responsables socialistes aujourd'hui passés aux oubliettes.

La renaissance de cet hyperconservatisme de gauche rencontre un écho bien paradoxal. On savait les socialistes sur la pente dangereuse d'un conformisme rentier, à défendre les fonctionnaires, leurs avantages, les 35 heures et le confort de quelques cadres nantis, et pour le reste, en déshérence ; on les anticipe avec la hargne de gagner pour que leurs chefs retrouvent les Peugeot 607 et autres carrosses de la République, mais surtout aveuglément avec la peur au ventre que ne se reproduise 2002.

Au fond tout cela est sans surprise. Mais la France, celle qui ne se résout pas à cette gauche postée désormais à la droite de la droite, sera-t-elle victime du même rapt ? Des mêmes mensonges ? Je voudrais ici revenir sur toute une série d'incongruités politiques.

Une rengaine s'installe : faute de programme, "je suis le chef, donc je les suis !". Le problème, c'est qu'il y a bien un contenu : archaïque, obsessionnel, contradictoire. Le problème, c'est qu'il y a une méthode. Pleine de sourires, des gestes sectaires et antipathiques, du calcul et un brin d'autoritarisme.

Ainsi le message depuis des semaines sonne-t-il bruyamment : les Français attendent une façon de faire de la politique autrement. Et ce sont les femmes qui seraient reines de cette nouvelle manière de faire. Mais, au résultat, Ségolène Royal refuse de saluer le leader de l'opposition du Chili, et de serrer la main de Françoise de Panafieu en Israël. S'il y a une attente, ce dédain monarchique la ruine. Est-ce que les femmes ont besoin d'être encore plus sectaires que les hommes ?

Mais le message aussi se répète : à chacun de ses interlocuteurs, elle dit "vos idées sont les miennes !", au Proche-Orient, sur les horaires des enseignants. Aujourd'hui, que va-t-elle dire sur la Turquie alors que le PS et les socialistes européens se déclarent favorables à l'adhésion de ce pays à l'Union européenne ?

Enfin, ses messages n'arrêtent pas de transvaser du creux dans le vide. Elle annonce qu'elle va parler et ne dit mot, et quand elle parle ce ne sont que vieux propos à la mode du jour. Pire, elle n'agit jamais comme elle dit. L'environnement ? Elle ne vote pas la Charte constitutionnelle, contrairement aux Verts et à certains de ses collègues socialistes. Les violences faites aux femmes ? Une loi vient en débat, elle l'ignore alors qu'elle est votée à l'unanimité et qu'elle contient des mesures fortes : l'éloignement du conjoint violent, l'autorisation du mariage à la seule majorité civile...

Après les fêtes, il y aura un devoir de clarté. Car ce rêve qu'elle essaie de nous vendre est bien trop flou. Et en même temps il vire à la caricature, au délire d'avenir ! De plus, elle plagie outrageusement Nicolas Sarkozy et tente à tout instant de piller le programme de l'UMP. Elle le fait à sa manière, parfois sans vergogne et auprès des siens avec un succès mitigé, comme ce fut le cas avec la carte scolaire.

Cette absence de candidat de gauche va peser lourdement dans les prochaines semaines. L'ambiance pour elle n'est pas au rassemblement, plutôt à quelques ralliements de façade, comme celui de Jean-Pierre Chevènement qui sauve sa circonscription - qu'il a perdue en 2002 - ou comme les radicaux de gauche qui, évinçant Christiane Taubira, capturent 36 circonscriptions.


Surtout, le brouhaha de sa campagne masque pour l'instant le silence de ses amis. Mais c'est un silence genre
Silence des agneaux. Ils attendent tous le couteau entre les dents. Comment pourrait-il en être autrement ? Comment par ailleurs la gauche antilibérale peut-elle se résoudre à l'ordre juste et à l'ordre moral... ? Le monde politique est un peu cul par-dessus tête."

 

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